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Manifestation à Guéret des professionnels de la santé et de l'action sociale

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Par , France Bleu Creuse

Des professionnels des établissements du social et médico-social dans la rue. Ils demandent une revalorisation salariale et une reconnaissance de leur implication depuis le début de la crise sanitaire.

Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce jeudi devant le foyer d'hébergement APAJH de Guéret
Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce jeudi devant le foyer d'hébergement APAJH de Guéret © Radio France - Valérie Menut

Des milliers de professionnels de la santé et de l'action sociale ont manifesté ce 21 janvier un peu partout en France pour dénoncer des conditions de travail dégradées et réclamer des revalorisations salariales. A Guéret, ils étaient une cinquantaine, réunis devant le foyer d'hébergement APAJH (Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés), à brandir banderoles et pancartes pour crier leur ras-le-bol et leur incompréhension. Leur colère d'être "les oubliés du Ségur de la Santé"

"Pour le même métier, le même salaire !"

"Pourquoi, alors qu'on a les mêmes formations, on n'a pas bénéficié des 183 euros net par mois accordés aux personnels de l'hôpital et des EHPAD ?" s'interroge Michaël Depierre, moniteur éducateur dans un foyer de vie pour adultes en situation de handicap. "Dans le secteur public ils ont été revalorisés et reconnus comme des héros du COVID, et dans nos établissements non. Pourtant on ne s'est pas arrêté de travailler. _On était obligés d'être sur le front_. Nous en sommes au 24ème protocole sanitaire, ça nous a changé tout notre quotidien d'accompagnement, on doit être très attentif. Il y a également beaucoup de stress parce que comme dans les EHPAD, on sait très bien que si le COVID doit rentrer, c'est par nous le personnel puisque les résidents bougent peu. C'est une vraie épée de Damoclès. Donc on réclame de faire nous aussi partie du protocole Ségur. Pour le même métier, le même salaire ! " martèle-t-il.

Une marque de reconnaissance

"Moi je gagne 1 300 euros net par mois en travaillant les week-ends et les jours fériés. Alors 183 euros net en plus par mois, ça fait un peu plus de 2 100 euros sur une année, ce n'est pas négligeable explique Mélanie Lubret, agent d'accompagnement de la personne âgée et/ou dépendante dans une maison d'accueil spécialisée à Guéret.  Et puis au-delà de l'aspect financier, "ce serait aussi la reconnaissance de notre implication depuis le début de la crise sanitaire" conclue Isabelle Martin, aide médico-psychologique et réflexogue, "parce que là, ce n'est pas gratifiant et on perd beaucoup d'énergie".

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