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Santé – Sciences

Manque d'effectifs et de matériel : le personnel breton des urgences manifeste à Paris

Plus d'effectifs et une hausse des salaires : ce sont les revendications principales des personnels des urgences qui manifestent ce mardi à Paris, aux côtés des pompiers. Les hôpitaux ne peuvent plus faire face selon eux au nombre de patients à soigner. Quelques Bretons font le déplacement.

Huit agents des urgences vont faire le déplacement à Paris
Huit agents des urgences vont faire le déplacement à Paris © Maxppp - Claude Prigent/LE TELEGRAMME

Brest, France

Ils ne seront que huit soignants des urgences de Brest à se rendre à la manifestation parisienne de ce mardi. "Départ 6h27, retour vers minuit, indique Thomas Bourhis, le secrétaire CGT. C'est des grosses journées, ce n'est pas évident." Après cinq mois de grève, difficile de mobiliser toujours autant de monde : "c'est dur au niveau financier et moral", reconnait le syndicaliste. Il ira donc porter une fois de plus les revendications de ses collègues dans la capitale.

Manque d'effectifs et de matériel

Comme dans de nombreux services, le compte n'y est pas du côté des effectifs estiment les syndicats, en pleine négociation avec la direction du CHRU Brest-Carhaix. "On demande 20 équivalents temps plein et ce qu'on nous propose revient à avoir un renfort de trois à cinq _personnes_, constate Thomas Bourhis. Le différentiel est très important !" Ils réclament aussi le remplacement systématique des collègues en arrêt maladie, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. 

"On manque de bras car on n'a pas assez de lits pour hospitaliser les patients, explique Céline Fiore, une infirmière. Ils restent plus longtemps aux urgences, ça crée des bouchons et on manque donc de soignants." Une fois le patient installé dans une chambre, c'est souvent le manque de matériel qui complique la tâche : _"on manque de pieds à perfusion par exemple_, alors les patients doivent les tenir eux-mêmes quand ils vont au toilettes."

Maintenir la pression

Se rendre à Paris plutôt que de faire des actions locales, c'est un choix assumé. "L'objectif c'est de montrer qu'on est toujours là, indique Céline Fiore. On n'a pas beaucoup de moyens pour _crier haut et fort qu'on est en grève, ça permet de maintenir la pression._" Les syndicats réclament toujours une hausse mensuelle de 300 euros nets des salaires pour toutes les professions amenées à travailler aux urgences ainsi que des renforts d'effectifs.

"On est fatigués et ça fait un moment que ça dure, reconnait l'infirmière. On a l'impression qu'au niveau de la direction et même de l'Etat, ils jouent la montre. Beaucoup sont dégoûtés de leur métier, mais plutôt que de tout lâcher, on préfère continuer et se motiver." 

"On reste avec une bonne dynamique mais la question de la suite du mouvement finira par se poser. Au niveau national, _si on veut peser un peu plus, il faut que d'autres services en difficulté se joignent au mouvement_", conclut Thomas Bourhis. 

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