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Santé – Sciences

Marée humaine pour la course d'Octobre Rose à Tomblaine

dimanche 7 octobre 2018 à 16:52 Par Mohand Chibani, France Bleu Sud Lorraine

Record Battu : 6880 participants (il y avait quelques hommes) se sont élancés hier pour la course d'Octobre Rose depuis le stade Raymond Petit à Tomblaine dans une ambiance bon enfant, en musique et avec le sourire, et pour la bonne cause : le dépistage du cancer du sein

6880 personnes ont participé à la course d'Octobre Rose à Tomblaine
6880 personnes ont participé à la course d'Octobre Rose à Tomblaine © Radio France - Mohand Chibani

Tomblaine, France

Dans la marée humaine qui s'échauffe avant le départ sur des rythmes endiablés que crachent les baffles du podium, on repère facilement de loin Mylène. Un bonnet cache son crâne que l'on devine chauve "Oui je suis sous chimio pour traiter mon cancer du sein et ça me fait chaud au coeur de voir tout ce monde car je ne suis pas seule. c’est essentiel d’aller se faire dépister mais surtout, je voudrais dire à toutes les femmes de ne pas oublier la palpation, c’est comme ça que je me suis rendue compte que j’avais un problème, si j’avais attendu la prochaine mammographie, ça aurait été beaucoup plus grave".

Un soutien-gorge géant aux portes du stade - Radio France
Un soutien-gorge géant aux portes du stade © Radio France - Mohand Chibani

J'ai peur d'apprendre une mauvaise nouvelle, Sophie qui refuse de se faire dépister

Le dépistage, sous forme de palpation ou de mammographie, Sophie, venue de Dombasle connait le message de prévention mais jusque là, elle s'y est toujours refusée "Oui malheureusement j’en fais partie car j’ai peur ! peur d’apprendre une mauvaise nouvelle. Oui je sais, je fais l’autruche, ce n’est pas bien mais ce genre d’événement va sans doute m’aider à franchir le pas"

J'ai été soignée et je suis guérie, Nathalie

Aujourd'hui, certains médecins classent le cancer du sein dans la catégorie des maladies chroniques, mais il ne fait pas la banaliser souligne Nathalie, un large sourire en bouche car elle revient de loin dit-elle "Moi _j’ai été soignée et je suis guérie_. Ça a été une année de ma vie entre parenthèse, et aujourd'hui  je suis très contente de pouvoir courir avec tout le monde et témoigner".

Lili, elle, ne comprend pas que certaines femmes hésitent encore à pousser les portes des cabinets de radiothérapie "Moi j’ai un certain âge et je veux continuer à vivre correctement donc je vais me faire dépister tous les deux ans. Nous ne sommes pas en Afrique, on nous donne les moyens de le faire et il faut le faire, ce n’est pas après qu’il faut pleurer"

Au cours de sa vie, une femme sur huit sera confrontée au cancer du sein. C'est le cancer le plus fréquent chez la femme (12 000 femmes décèdent chaque année de la maladie) 

En Lorraine, malheureusement, une femme sur deux seulement se fait dépister (52% au niveau national).