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Santé – Sciences

Maternité de Mayenne : "Tous les efforts sont faits pour permettre à nouveau les accouchements" dit l'ARS

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Par , France Bleu Mayenne

Les salariés du Centre Hospitalier du Nord-Mayenne ont décidé de manifester samedi 12 janvier après la fermeture temporaire de la maternité. Dans ce contexte électrique, l'Agence Régionale de Santé par la voix du délégué territorial, Stephan Domingo, répond aux questions de France Bleu Mayenne.

Stephan Domingo le délégué territorial de l'ARS en Mayenne
Stephan Domingo le délégué territorial de l'ARS en Mayenne © Radio France - Martin Cotta

Mayenne, France

La fermeture temporaire de la maternité de Mayenne fait grincer des dents. Le personnel du centre hospitalier a même décidé de manifester le 12 janvier prochain. L'ARS, l'agence régionale de santé, a décidé de répondre aux inquiétudes. Entretien avec Stephan Domingo, son délégué territorial.

Les salariés du Centre Hospitalier du Nord-Mayenne craignent que cette fermeture temporaire soit un pas supplémentaire vers une fermeture définitive ...

Ce n'est qu'une fermeture temporaire et j'insiste. Il est important de dire et de savoir que ce n'est absolument pas la qualité des professionnels de santé de cette maternité qui est en cause. Ce n'est pas leur professionnalisme, ni la qualité des soins. C'est bien un événement extérieur, c'est à dire l'absence d'anesthésiste qui a amené la direction a réorienté les accouchements de cette maternité vers d'autres structures. 

Cette fermeture était inévitable ? 

Oui, car l'absence d’anesthésiste empêche véritablement le fonctionnement de la maternité. 

Mais comment en est-on arrivé là ? Sachant qu'il y avait encore quatre médecins l'année dernière. 

Cela relève de la gouvernance et de la position de chaque professionnel de santé qui est libre de continuer à travailler là où il se trouve, ou d'aller voir dans d'autres établissements. L'important aujourd'hui ce sont les conséquences car il y a une tension sur le marché des anesthésistes. Il y a des rapports difficiles et complexes entre les intérimaires de cette discipline et les établissements hospitaliers qui ont amené cette impossibilité à Mayenne, à partir du 30 décembre, d'avoir un anesthésiste. Un seul suffirait à rouvrir la maternité même si cela nécessiterait aussi d'avoir une équipe plus étoffée pour que celui-ci puisse prendre des congés. 

Pourrait-on obliger un médecin anesthésiste à venir pratiquer au Centre Hospitalier du Nord-Mayenne ? 

Non, il n'y a aucune possibilité d'imposer à un professionnel de santé d'exercer où il ne voudrait pas. Cela concerne aussi bien les professionnels du monde hospitalier que ceux du monde libéral. 

Ne pourrait-on pas les inciter finalement ? 

Il existe des dispositifs d'incitation pour les territoires dans le besoin, comme des primes, des contrats spécifiques qui permettent une arrivée de médecins. 

Quel est le rôle de l'Agence Régionale de Santé dans ce dossier ? 

Nous sommes en appui du travail réalisé par la direction du Centre Hospitalier du Nord-Mayenne. Ce travail s'opère également à l'échelle du Groupement Hospitalier de Territoire de la Mayenne et du CHU d'Angers. Cela n'empêche pas de regarder certaines pistes de recrutement avec le centre hospitalier du Mans par exemple ou le centre hospitalier universitaire de Rennes. Tous les efforts sont faits pour permettre à nouveau les accouchements à la maternité de Mayenne. Le Centre Hospitalier du Nord-Mayenne répond bien aux besoins de la population. Tous les ans il y a 700 accouchements environ réalisés. Cet établissement doit retrouver cette activité par le recrutement de compétence en anesthésie.