Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Santé – Sciences DOSSIER : La mobilisation des habitants contre la fermeture de la maternité du Blanc dans l'Indre

Maternité du Blanc : la présence des vigiles commence à agacer !

mercredi 2 janvier 2019 à 15:16 - Mis à jour le mercredi 2 janvier 2019 à 15:30 Par Régis Hervé, France Bleu Berry et France Bleu Poitou

Depuis l'évacuation de la maternité du Blanc par les forces de l'ordre le 30 octobre dernier, le site de l'hôpital est surveillé par des vigiles jour et nuit, et ce pour prévenir une éventuelle nouvelle occupation. Mais le coût de cette surveillance et son intérêt interpellent.

Hôpital du Blanc
Hôpital du Blanc © Radio France - Gaëlle Fontenit

Le Blanc, France

Depuis leur évacuation de la maternité du Blanc par les forces de l'ordre, le 30 octobre dernier, les membres du collectif "Cpasdemainlaveille" ont trouvé refuge dans l'ancienne maison médicale, près de l'hôpital, mise à leur disposition par des médecins. Un espace privé donc mais apparemment, les vigiles présents sur le site pour prévenir toute nouvelle occupation de la maternité, se sentent investis d'une autre mission, puisque certains d'entre eux auraient été repérés samedi dernier 29 décembre, dans la nuit, lampe torche à la main en train de fouiller dans les buissons autour du nouveau quartier général du collectif. Interrogés, ces vigiles auraient expliqué qu'ils recherchaient des bouteilles d'alcool qu'auraient pu dissimuler des patients du service d'addictologie. 

Leur peur, c'est qu'on réinvestisse la maternité, mais ce n'est pas du tout notre idée, puisque les locaux de la maternité sont fermés, il n'y plus rien, ni eau, ni électricité " - Claire Moreau du collectif Cpasdemainlaveille

Claire Moreau du collectif "Cpasdemainlaveille" a du mal a se contenter de cette explication mais surtout, elle s'interroge sur le coût d'une telle surveillance : "Oui, c'est clair, nous sommes surveillés. Leur peur, c'est qu'on réinvestisse la maternité, mais ce n'est pas du tout notre idée, puisque les locaux de la maternité sont fermés, il n'y plus rien, ni eau, ni électricité. Et pourtant, il y a toujours ces six vigiles, non stop et ça coûte de l'argent. Peut être que l'hôpital du Blanc a plus besoin de soignants que de vigiles ! "

"L'hôpital du Blanc a peut être plus besoin de soignants que de vigiles ! " : Claire Moreau du collectif "Cpasdemainlaveille"

Une telle surveillance coûte cher, 75.000 euros par mois"- la maire du Blanc, Annick Gombert

Il y a quelques semaines déjà, la maire du Blanc Annick Gombert avait interpellé la direction de l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc sur le coût d'un tel dispositif de surveillance. Aujourd'hui, elle l'assure  : " Une surveillance 24 heures sur 24 avec les tarifs que nous, nous connaissons au niveau de la ville, c'est 2 500 euros par jour, soit 75 000 euros par mois" estime l'élue. 

" Cette surveillance par des vigiles n'a aucun intérêt et coûte cher...faut arrêter le délire " : Annick Gombert, maire du Blanc

Contactée par France Bleu Berry, la directrice de l'hôpital de Châteauroux n'a pas confirmé les chiffres avancés par Annick Gombert. "A mon sens, ce chiffre est erroné" nous a simplement précisé Evelyne Poupet.