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Santé – Sciences

Habitudes alimentaires : les Français se nourrissent de plus en plus mal et bougent de moins en moins

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Par , France Bleu

Selon une vaste étude réalisée par l’Anses, les assiettes des Français contiennent toujours plus de produits transformés et de compléments alimentaires, trop de sel et pas assez de fibres. De nouvelles pratiques à risques et la sédentarisation posent également problèmes.

Selon une vaste étude de l’Anses, les assiettes contiennent toujours plus de produits transformés et de compléments alimentaires, trop de sel et pas assez de fibres.
Selon une vaste étude de l’Anses, les assiettes contiennent toujours plus de produits transformés et de compléments alimentaires, trop de sel et pas assez de fibres. © AFP - SCOTT OLSON

Dans l'assiette des Français, trop de sel, pas assez de fibres et des pratiques potentiellement dangereuses dans la façon de consommer les aliments. C'est le résultat de la dernière étude menée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation qui souligne les pratiques à risques. L'Anses met également en garde contre la sédentarisation et le manque d'activité physique.

Trop de sel, pas assez de fibres

L'assiette des Français comporte "toujours plus de produits transformés" (plats préparés, desserts, pizzas, biscuits, viennoiseries, soupes...), en majorité d'origine industrielle, note l'agence sanitaire qui a recueilli les habitudes alimentaires de 5.800 personnes entre 2014 et 2015. Les résultats de l'étude démontrent que les apports en sel sont estimés à 9 grammes par jour (g/j) chez les hommes et à 7 g/j chez les femmes. Soit d'avantage que l’objectif nutritionnel fixé par le Programme national nutrition santé (8 g/j pour les hommes et 6,5 g/j pour les femmes).

A l'opposé, les apports en fibres, contenues dans les fruits et légumes, les légumineuses et les produits céréaliers, atteignent à peine 20 g/j chez les adultes, bien en deçà des recommandations de l’Anses (30 g/j).

Compléments alimentaires en hausse et nouvelles pratiques à risques

L'Anses relève une nette augmentation de la consommation des compléments alimentaires depuis 2007, notamment en vitamines et minéraux, dont on devrait généralement pouvoir se passer avec une alimentation équilibrée. Elle observe aussi des pratiques "potentiellement à risque" avec une consommation croissante de denrées animales crues (poisson, viande de boeuf...), des températures relevées dans les réfrigérateurs "pas toujours adaptées" (supérieure à 6 degrés Celsius) et des dates limites de consommation plus fréquemment dépassées.

Une sédentarisation préoccupante

Autre constat, en matière de surpoids et d'obésité, d'activité physique et de sédentarité, la situation est "toujours préoccupante" selon le rapport. En 2014 et 2015, 13% des enfants et adolescents et 34% des adultes de 18 à 79 ans sont en surpoids, 4% et 17 % respectivement sont obèses. L'agence sanitaire relève de surcroît, un pourcentage "alarmant" de sédentaires : la moitié des 11 à 14 ans, deux tiers des adolescents de 15 à 17 ans et plus de 80% des adultes de 18 à 79 ans sont concernés.

En sept ans, le temps quotidien passé devant un écran pour les loisirs a augmenté de 20 minutes en moyenne chez les enfants qui passent de 2h45 à 3h05 en moyenne et de 1h20 chez les adultes, passant de 3h30 à 4h50 par jour en moyenne, indique Jean-Luc Volatier de l'Anses.

L'étude réalisée entre février 2014 et septembre 2015 en métropole concerne la population de la naissance à 79 ans. 4.114 personnes (dont 2.121 adultes) ont décrit avec précision leur consommation alimentaire sur 2 ou 3 jours.