Santé – Sciences

Médicaments génériques : peut mieux faire en Auvergne

Par Juliette Micheneau, France Bleu Pays d'Auvergne jeudi 6 octobre 2016 à 8:39

Le ministère de la Santé veut augmenter de 5 points l'usage des médicaments génériques.
Le ministère de la Santé veut augmenter de 5 points l'usage des médicaments génériques. © Maxppp - SOLLIER Cyril

Aujourd'hui on utilise 83,2% de médicaments génériques en Auvergne Rhône Alpes. L'Assurance maladie veut augmenter ce taux de prescription de 5 points pour espérer économiser 350 millions d'euros sur trois ans.

C'est le Cantal le plus mauvais élève en la matière : 81,2% de médicaments génériques délivrés entre janvier et juin 2016 alors que la moyenne régionale est à 83,2%. Preuve qu'il y a encore une marge de progression pour tendre vers le "générique c'est automatique". Dans le but de faire de nouvelles économies sur le budget 2017 de la Sécurité Sociale, l'Assurance maladie espère augmenter de 5 points le taux de prescription des médicaments génériques pour faire 350 millions d'euros d'économie sur trois ans.

Une campagne pour rassurer

"Le médicament générique est en moyenne 30% moins cher que l'original" assure Christian Fabre, directeur de la CPAM du Puy-de-Dôme, invité de France Bleu Pays d'Auvergne. Même s'il reconnaît que sur certains médicaments peu chers, le générique peut parfois être au même prix, voire plus cher que certaines marques. Le Ministère de la Santé tient aussi à rassurer avec une grande campagne nationale lancée le 27 septembre dernier.

Le message gouvernemental est clair : "Médicament générique : il a fait ses preuves pour bien soigner". Comprenez que les génériques sont contrôlés pour s'assurer qu'ils reprennent bien la même molécule que l'original et que leur efficacité et leur rapidité de diffusion dans l'organisme est la même. Alors d'où viendraient les différences ressenties par certains patients ? "Les excipients peuvent être différents mais la réaction à l'excipient est aussi vraie sur le générique que sur le médicament d'origine", affirme Christian Fabre.

Réécoutez Christian Fabre, directeur de la CPAM63 et invité de France Bleu Pays d'Auvergne

Reste encore à convaincre certains professionnels. "Les pharmaciens jouent totalement le jeu, les prescripteurs sont pris entre des informations par forcément complètes ou justes et la pression des patients", reconnaît le directeur de la CPAM 63. Et Christian Fabre de rappeler que les économies réalisées grâce aux génériques permettent par ailleurs de financer d'autres traitements très coûteux comme ceux contre le cancer ou l'hépatite C.

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