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Médicaments prescrits en pharmacie : tout le monde n’est pas convaincu dans l’Yonne

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Par , France Bleu Auxerre

Faut-il permettre aux pharmaciens de délivrer des médicaments uniquement prescrits jusqu’ici par les médecins? C'est ce que propose un amendement du projet de loi santé pour pallier en parti la disparition des médecins de campagne. Généralistes et patients ne sont pas convaincus dans l'Yonne.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Patrick Lefevre

Les pharmacies pourraient devenir un atout pour lutter contre les déserts médicaux. Comme il n'y a pas assez de médecins en zone rurale, les pharmaciens pourraient être autorisés à délivrer des médicaments pour des maladies bénignes, ce qu'on appelle les pathologies du quotidien, comme une angine ou une cystite. 

Le diagnostic, c'est le travail du médecin ! (Dr François Maufoy)

C’est un des amendements du projet de loi santé discuté depuis lundi soir à l'assemblée nationale. « Il faudrait déjà qu’on me définisse pathologie du quotidien » s’interroge François Maufoy, président dans l’Yonne du syndicat des médecins généralistes MG France « les gens peuvent avoir des symptômes, ça ne veut pas dire que c’est une petite maladie, ça peut très bien être le début d’une pathologie beaucoup plus importante » poursuit-il, "avant de traiter, il faut faire un diagnostic et c’est le travail du médecin» conclue-t-il.

Je fais confiance à mon médecin

Les  auxerrois ne sont pas non plus tous convaincus par la mesure. Yolaine par exemple veut bien faire confiance aux pharmaciens pour une migraine mais estime que pour tout le reste, elle préfère s’en remettre à son médecin qui connait bien ses antécédents. Mireille, une retraitée, a les mêmes réticences : « les interactions médicamenteuses risquent de poser un problème » explique-t-elle «et puis c’est une façon de régler un problème grave, le manque de médecins dans les campagnes, en donnant l’autorisation à d’autres professions de délivrer des médicaments qui peuvent être nocifs.» 

Une mesure qui doit être encadrée

Beaucoup de pharmaciens ont bien évidemment, une tout autre vision. Le président nivernais du conseil de l'ordre des pharmaciens de Bourgogne,Alain Delgutte, est favorable à titre personnel à cette mesure « qu’il faut », précise-t-il « encadrer, avec un certains nombres de conditions et de critères validés par la haute autorité de santé et en informant le médecin traitant comme cela se passe dans certains pays comme La Suisse ou Le Canada ».

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