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Santé – Sciences

Michael Galy : "Nous maintenons une dynamique d'investissement au CHU de Saint-Étienne"

mardi 25 septembre 2018 à 10:16 Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire

Le Directeur du CHU de Saint-Etienne était l'invité de France Bleu ce mardi matin. Il annonce une enveloppe de l'ARS de 22 millions d'euros pour les soins en psychiatrie et réagit à la grève générale et au procès des emprunts toxiques.

Michael Galy, directeur général du CHU de Saint-Etienne.
Michael Galy, directeur général du CHU de Saint-Etienne. © Radio France

Saint-Étienne, France

Lundi, devant la Cour d'appel de Versailles, le CHU s'est attaqué en appel à la banque Dexia, après avoir perdu un premier procès. Concrètement l'hôpital a emprunté jusqu'en 2035 Jusqu'en 2021 à 5% Et ensuite à taux variable. Qu'attendez-vous de ce procès ? Dénoncez-vous le contrat qui vous lie à Dexia ?

Dans les années 2000, le CHU a eu un recours important dans son volume à l’emprunt, et risqué dans sa constitution, avec des taux d’intérêts indexés sur des monnaies étrangères, variables. Cela se traduit par un remboursement de capital et des frais financiers élevés. Un certain nombre d’hôpitaux ont pu bénéficier d’un fond de soutien de la part de l’Etat. A cause de sa taille le CHU de Saint-Etienne n’a pas été éligible à ce fond de soutien. Mon prédécesseur a voulu faire reconnaitre que le contrat n’avait pas été passé dans des conditions optimales. Nous avions perdu en première instance et nous avons fait appel
 

Concrètement est-il possible de renégocier les conditions du contrat ?

C’est exactement la demande du CHU : renégocier ces emprunts de manière à bénéficier de taux fixes sécurisés. 

A quel point cet emprunt vous contraint-il dans la gestion de votre hôpital ?

Il consomme une partie importante de la marge de l’établissement. Nous avons grâce au soutien de l’Etat maintenu une capacité d’investissement importante. Sur les 5 dernières années, lorsque les taux d’intérêt étaient volatiles nous avons eu 7 millions d’euros pour faire face. Et nous avons dans le cadre de notre schéma d’investissement un accompagnement total de 70 millions d’euros de la part de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Donc en réalité l’Etat accompagne le CHU de Saint-Etienne pour contrecarrer cette problématique de dette. Mais celle-ci est prévue jusqu’en 2035 et il est important pour le CHU de la sécuriser. 

Vous dites que vous pouvez continuer d’investir ? C’est l’inverse de ce que disait un syndicaliste du CHU mardi sur France Bleu. 

Le CHU de Saint-Etienne est un de ceux qui a le plus gros taux de marge du pays. Nous investissons entre 14 et 15 millions d’euros sur nos fonds propres chaque année. Et nous avons cet accompagnement financier de 70 millions d’euros. Grace aux professionnels de l’hôpital qui permet d’avoir une activité soutenue, et grâce à l’accompagnement de l’Etat, nous maintenons une dynamique d’investissement. 

Faites-vous le lien entre cette situation financière très délicate et le climat tendu à Saint-Étienne avec la grève depuis vendredi ? Dit autrement : sans cet emprunt, les salariés de l'hôpital seraient-ils plus sereins ?

Sans cet emprunt nous aurions des marges de manœuvre plus importantes. Je sais qu’il y a des impatiences, des doutes, parfois de la colère. Ce n’est d’ailleurs pas une situation typique du CHU de Saint-Etienne. Cette impatience est encore plus importante dans les services de psychiatrie et ce qu’y s’y passe à Saint-Etienne se passe dans beaucoup d’endroits dans notre pays. 

On parle de grève générale à l’hôpital de Saint-Étienne. Dans les chiffres, comment cela se traduit-il ?

Vendredi il y avait 11% de grévistes. Hier (lundi) il y avait seulement 1% de personnel gréviste. Il y a des assignations ce qui permet aux services de continuer à fonctionner dans des conditions habituelles. 

Pouvez-vous discuter avec les grévistes ? Avez-vous des moyens d’apaiser les tensions ?

On discute, et notamment avec le secteur de psychiatrie dont les professionnels sont reconnus comme de bons professionnels. Ils ont été mis sur le devant de la scène suite au rapport en début d’année du contrôleur général des lieux de privation de liberté mais nous avons travaillé pour améliorer ce qui devait l’être. Le personnel s’est investi et aujourd’hui il nous fait part de ses doutes et de ses inquiétudes. En matière de santé mentale, l’Agence régionale de Santé m’a confirmé vendredi une somme de 22 millions d’euros pour reconstruire sur le site de l’hôpital Nord l’ensemble des activités de santé mentale qui sont aujourd’hui présentes sur la Charité et Bellevue. L’ARS a confirmé son financement à 100%. Grace à la qualité de nos professionnels, l’ARS accompagne les mutations immobilières du secteur de santé mentale.