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Santé – Sciences

Mobilisation à Vire contre la fermeture d'un nouveau service au centre hospitalier

samedi 13 janvier 2018 à 20:13 Par Jean-Baptiste Menanteau, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

L'unité médicale de surveillance continue (USMC) pourrait bien disparaître suite à une décision de l'agence régionale de santé. Les protestataires, réunis samedi 13 janvier dans le centre-ville de Vire, demandent à ce que ce service, qui accueille des patients en situation d'urgence, soit maintenu.

A l'appel du collectif "Touche pas à mon hosto", une quarantaine de personnes s'est rassemblée pour protester contre la fermeture d'un nouveau service.
A l'appel du collectif "Touche pas à mon hosto", une quarantaine de personnes s'est rassemblée pour protester contre la fermeture d'un nouveau service. © Radio France - Jean-Baptiste Menanteau

Vire, France

La décision était attendue mais pas pour autant acceptée. L'unité de surveillance médicale continue (USMC) devrait disparaître courant 2018, suite à une décision fin décembre de l'agence régionale de santé (ARS). Pour protester contre cette nouvelle suppression, une quarantaine de personnes s'est rassemblée samedi 13 janvier au pied de la Porte Horloge de la ville. 

L'USMC permet  "de stabiliser des patients avant une orientation, si besoin, vers des services spécialisés", explique Rosine Leverrier, membre du collectif "Touche pas à mon hosto", qui ajoute que l'USMC est "en quelque sorte l'aval des urgences". Dix-sept personnes travaillent actuellement dans ce service, qui existe depuis 2009.

Faible mobilisation

Pour motiver sa décision, l'ARS se base sur rapport de la Caisse primaire d'asurance maladie (CPAM) qui a estimé que l'activité au sein du service ne permettait de justifier que la présence de deux lits, hors l'USMC en compte huit, alors que la règlementation en vigueur en impose un minimum de quatre pour justifier l'existence d'un tel service. L'ARS a donc décidé de plus reconnaître l'USMC de Vire et de fermer le service. Depuis décembre 2016, le service n'est plus financé par l'agence régionale de santé.

Pour les membres du collectif, cette fermeture signifie que certains patients pourraient désormais être pris en charge "à Saint-Lô, à Flers ou à Caen", explique Rosine Leverrier. Ils dénoncent la dégradation d'année en année des services de soins au sein de l’hôpital de Vire. Mais la mobilisation a du mal à prendre pour défendre l'USMC. "Les gens sont fatalistes après la fermeture de la maternité", explique Agnès Danjou, membre du collectif. Il y dix ans, "Touche pas à mon hosto" s'était déjà mobilisé contre la fermeture de la maternité de Vire. Une fermeture qui a finalement été actée en 2014, avant la disparition l'année suivante du bloc opératoire.