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Santé - Sciences

Mobilisation du 14 février : à l'hôpital de Trévenans, "on est vraiment en train de mourir"

Les syndicats de l''hôpital Nord Franche-Comté se joignent ce vendredi 14 février, jour de la Saint-Valentin, à la journée d'action nationale pour "déclarer leur flamme" au service public et réclamer moyens supplémentaires et revalorisations salariales.

Manifestation des salariés de l'hôpital de Trévenans (photo d'archives)
Manifestation des salariés de l'hôpital de Trévenans (photo d'archives) © Radio France - Nicolas Wilhelm

En ce jour de la Saint Valentin, ils veulent déclarer leur flamme à l'hôpital public. Les personnels et les usagers de l'Hôpital Nord Franche-Comté sont appelés à se rassembler ce vendredi après-midi à partir de 13h30 devant l'établissement à Trévenans. Cette manifestation, à l'appel d'une intersyndicale CFDT, CGT, FO et CNI (Coordination Nationale Infirmières) est le point d'orgue d'une grève illimitée entamée le 25 septembre dernier.

Des annonces jugées insuffisantes

Pour les syndicats, les récentes annonces du gouvernement de débloquer 3 milliards d'euros pour les hôpitaux, la reprise par l’Etat d’un tiers de la dette hospitalière, ainsi qu'une une série de nouvelles primes, ne suffisent pas. "Le gouvernement a annoncé 3 milliards pour les hôpitaux, mais sûr l'ensemble des hôpitaux c'est largement insuffisant, il nous faut beaucoup plus", estime Bruno Lemière, délégué CGT à l'hôpital Nord Franche-Comté.

On est vraiment en train de mourir, les gens quittent l'hôpital

"Il faut savoir déjà que la dette est de 30 milliards; ils veulent reprendre 10 milliards mais il reste encore 20 milliards (...) ce qu'on veut maintenant, ce sont des embauches en urgence, des augmentations de salaires et plus de lits (...) on est vraiment en train de mourir, les gens quittent l'hôpital, les métiers ne sont plus attractifs".  

Plusieurs métiers en tension

Ce vendredi, les personnels grévistes porteront un badge en forme de cœur avec écrit "effectifs réduits, cœur en sursis". D'autres badges en forme de cœur, barrés d'un pansement, seront également distribués aux usagers. "On n'arrive plus à recruter, notamment les manipulateurs radio, les infirmières de bloc opératoire, les infirmières anesthésistes, les puéricultrices, on est de moins en moins nombreux et le travail se fait avec ceux qui restent", s'alarme Bruno Lemière.

D'autres badges en forme de cœur, barrés d'un pansement, seront également distribués aux usagers.  - Aucun(e)
D'autres badges en forme de cœur, barrés d'un pansement, seront également distribués aux usagers. - Intersyndicale hôpital NFC

On tire sur la corde avec ceux qui restent sur le pont

"Le métier d'agent hospitalier, quel qu'il soit, n'intéresse plus les jeunes (...) il n'y a pas de reconnaissance salariale, les conditions de travail sont de plus en plus difficiles, l'hôpital public n'attire plus, il est urgent de faire quelque chose", renchérit Nathalie Depoire, représentante de la Coordinaltion Nationale Infirmière à l'Hôpital Nord Franche-Comté. "Aujourd'hui on a des personnels absents, donc on tire sur la corde avec ceux qui restent sur le pont, ceux qui viennent remplacer sans arrêt, il n'y a plus d'équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle".

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