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Moitié moins de patients chez les généralistes du Tarn : les médecins s’inquiètent des complications à venir

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Par , France Bleu Occitanie

Malgré la crise sanitaire, la fréquentation chez les médecins généralistes baisse nettement par rapport à la moyenne habituelle. Dans les cabinets du Tarn, il y a deux fois moins de patients et les médecins s’inquiètent pour leurs patients.

Malgré les précautions prises, les médecins n'accueillent que très peu de patients.
Malgré les précautions prises, les médecins n'accueillent que très peu de patients. © Maxppp - .

Les médecins généralistes du Tarn comme partout en France s’inquiètent de la désertion de leur cabinet. 50% de patients en moins dit le Docteur Étienne Moulin, président de l’ordre dans le Tarn. Et ça touche tout le département. Il a eu des retours de Mazamet, du Séquestre, de Gaillac et d’Albi. Un médecin albigeois raconte. "Je suis à 12 patients par jour… 15 parfois. Alors que normalement c’est 30. On a dit au gens de ne pas sortir. Ils ne sortent que s’ils ont 40 de fièvre et qu’ils suffoquent." 

Et pourtant nombreux sont les praticiens à s’être mis à la consultation à distance, ou téléconsultation, afin de diminuer les contacts potentiels avec la maladie. D’autres donnent rendez-vous à une heure précise, et font entrer les patients via un sms, quand il n’y a pas personne dans le cabinet. Mais rien n’y fait vraiment et rien ne calme la peur des potentiels malades. 

"Des gens ont décommandé des gestes chirurgicaux alors que ce sont des maladies potentiellement gravissimes comme des mélanomes" 

Alors  les médecins s’inquiètent pour leur patientèle. "Il y a des pathologies qui nécessitent un suivi réguliers avec suivi des analyses" explique le médecin tarnais qui cite le diabète, les traitements anticoagulants, ceux pour la tension pour le cœur. "Il y a des maladies de peau ou des gens ont décommandé des gestes chirurgicaux alors que ce sont des maladies potentiellement gravissimes comme des mélanomes. Les gens ont décommandés les rendez-vous parce qu’ils ne voulaient surtout pas aller à l’hôpital. Les gens ont de symptômes et mais les gens retardent la consultation et quand ils arrivent, il est bien tard. Et les complications sont déjà là."  

Risque d'un brusque afflux des complications en juin et juillet 

Certains médecins estiment qu’en juin et juillet on va voir apparaitre "un brusque afflux de complications potentiellement gravissimes d’affections qui auraient pu être soignées en temps et en heure si les gens n‘avaient pas eu peur de consulter un médecin traitant à cause de ce virus." conclu le président de l’ordre. 

Heureusement, depuis quelques jours les cabinets sont un peu moins déserts. C’est lié à l’ouverture des 13 centres dédiés aux patients susceptibles d’être atteint par le covid-19." "Quelques médecins m’ont rappelé pour me dire," j’ai eu 15 personnes dans mon cabinet. Ça semble avoir eu un effet rassurant pour la population. Enfin ça n’est pas encore gagné." conclu le docteur Moulin. 

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