Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Montpellier veut éradiquer l'hépatite C en quatre ans

mercredi 7 novembre 2018 à 2:49 Par Fabrice Hawkins, France Bleu Hérault

Une union inédite pour mettre fin à l'Hépatite C. La ville de Montpellier, l'association SOS Hépatites mais aussi le réseau de médecins Hépatites Languedoc Rousillon ont un objectif : éradiquer la maladie en quatre ans. Actuellement, 1.700 malades ignorent qu'ils sont porteurs à Montpellier.

De gauche à droite, Pascal Melin (président de SOS hépatites fédération), Caroline Navarre (adjointe au maire) et le professeur Georges Philippe Pageaux (CHU Montpellier)
De gauche à droite, Pascal Melin (président de SOS hépatites fédération), Caroline Navarre (adjointe au maire) et le professeur Georges Philippe Pageaux (CHU Montpellier) © Radio France - Fabrice Hawkins

Montpellier, France

La ville de Montpellier a créé un partenariat avec  l'association SOS Hépatites mais aussi avec les médecins du réseau Hépatites Languedoc Roussillon. L'hépatite C est une maladie virale du foie. Elle se transmet par le sang et si le malade n'est pas soigné, il peut développer des maladies graves comme la cirrhose ou le cancer du foie. L'objectif de cette alliance, c'est qu'en 2022 les 1.700 Montpelliérains porteurs (et qui l'ignorent) de cette maladie soient guéris (la pathologie ne doit plus exister en France en 2025, c'est l'échéance fixée par la ministre de la Santé Agnès Buzyn). Pour ça, il faut dépister le plus grand nombre de personnes pour les amener à un traitement qui permettra leur guérison. 

Mieux dépister les malades

L'enjeu d'ici 2022, c'est de trouver les 1.700 personnes porteurses de l'hépatite C qui ignorent qu'elles sont touchées. "On s'aperçoit aujourd'hui qu'on n'a plus besoin de médecins pour le dépistage" observe Pascal Melin, président de SOS Hépatites. Pour lui "l'idéal serait que les personnes guéries de l'hépatite C aillent témoigner pour dire que la guérison est possible"

L’association préconise de mettre en place des espaces afin de favoriser le dépistage. "On veut communiquer dans les universités et dans les entreprises" affirme Pascal Melin. "Le concept c'est de dire "on vous offre le dépistage" et derrière on sait qu'il peut y avoir une guérison" affirme-t-il. En travaillant dans des espaces fermés le but de SOS Hépatites est d'éviter "la dilution de l'information". Mieux cibler pour mieux diagnostiquer.

Des traitements plus performants

L'étape qui suit le dépistage, ce sont les traitements pour les malades. Là aussi les choses doivent changer. "On va renverser la table" affirme le professeur Georges Philippe Pageaux (CHU Montpellier). Le schéma actuel est désuet. "C'est trop long pour le patient d'aller chez le médecin, puis de prendre rendez-vous pour voir un spécialiste" explique-t-il.  "Aujourd’hui nous allons vers le malade, et dès que le dépistage est fait on peut commencer le traitement" explique le médecins.  

La prise en charge de la maladie a évolué. Au lieu de 3 mois il y a quelques mois, il ne faut plus qu'une semaine entre le dépistage est le début du traitement. Autre point positif : le temps de guérison. Autrefois d'un an, il est maintenant de trois à quatre mois grâce à des médicaments de meilleure qualité.