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Dossier : Coronavirus Covid-19

Moselle : "des hôpitaux sont vraiment en difficulté"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord

Emmanuelle Seris, cheffe du service des urgences de l'hôpital Robert Pax de Sarreguemines évoque la situation actuelle dans les hôpitaux déjà fragilisés et que la crise du Covid-19 a aggravé.

L'entrée de l'hôpital Robert Pax de Sarreguemines, en juillet 2020.
L'entrée de l'hôpital Robert Pax de Sarreguemines, en juillet 2020. © Radio France - Marc Bertrand

Le verdict sur les effets du couvre-feu avancé à 18h est attendu cette semaine, avec de possibles nouvelles mesures de restriction Depuis plusieurs jours de nombreux médecins plaident pour un nouveau confinement (le troisième en France depuis le début de la crise) à cause d'une tension toujours présente dans les services Covid des hôpitaux et face aux variants du virus qui inquiètent. Cheffe du service des urgences de l'hôpital Robert Pax de Sarreguemines et déléguée régionale de l'AMUF (association des médecins urgentistes de France), Emmanuelle Seris refuse de se prononcer sur cette éventualité. Mais elle insiste sur les conséquences de la crise sur "des hôpitaux déjà fragilisés" avant.

Les vaccins 

"On a été je pense très réactifs à l'échelon local. Tous les hôpitaux qui ont été sollicités pour ouvrir des centres de vaccination, comme nous à Sarreguemines, se sont très vite mis en ordre de marche. Après, nous restons tributaires de l’industrie pharmaceutique. (Sur l'attente pour se faire vacciner) On commence à avoir des réactions tendues, d'insatisfaction devant le sentiment d'urgence. Tous le monde souhaite retrouver une vie normale. C'est tout à fait logique de constater de l'impatience."

La situation dans les hôpitaux 

"Il y a des variabilités au niveau régional voire local. Sur l'hôpital de Sarreguemines, on peut dire qu'on est pour le moment modérément impactés. Mais il y a des hôpitaux qui sont vraiment en difficultés. Il y a deux choses à retenir : des inégalités de répartition géographiques des patients atteints du Covid qui ne s'expliquent pas. Et puis on peut avoir un regard un peu plus critique concernant la fragilité de certains hôpitaux, des équipes médicales et paramédicales qui étaient déjà en difficulté au préalable. On ne peut nier qu'il y a un impact sur la prise en charge de ces vagues épidémiques difficiles à anticiper."

Un reconfinement ?

"Je serai très prudente sur le sujet parce que cette pandémie nous a tous appris l'humilité. Nous allons devoir nous armer encore de patience. La vaccination est un espoir. Je pense qu'il y aura une réflexion sur la protection des personnes en fonction de l'âge. Je pense à la jeunesse qui est fort peu impactée par les formes graves par rapport aux personnes d'âge moyen, voire très mûrs. Et, je suis pleinement en accord avec les décisions gouvernementales de maintenir les écoles ouvertes. Les personnels enseignants doivent bénéficier de conditions de protections particulières pour sanctuariser l'éducation en présentiel. C'est très important de ne pas impacter l'avenir de notre pays et donc de nos enfants. Un 3e confinement ? Ce n'est pas dans mes fonctions d'avoir un avis sur le sujet."

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