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Dossier : Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars

"Je ne veux plus que quelqu'un m'applaudisse" dit Vicenta Franja, infirmière en réanimation à Strasbourg

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Pour le lundi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, France Bleu Alsace vous propose le portrait de Vicenta Franja, infirmière dans un service de réanimation à l'hôpital de Strasbourg, au contact de cas Covid. Mais ne lui parlez pas d'héroïsme...

Vicenta Franja, infirmière en service de réanimation à l'hôpital civil de Strasbourg
Vicenta Franja, infirmière en service de réanimation à l'hôpital civil de Strasbourg © Radio France - Antoine Balandra

Ce lundi 8 mars c'est la journée internationale des droits des femmes. France Bleu Alsace a décidé ce lundi matin de dresser le portrait d'une femme engagée qui s'est battue tout au long de l'année 2020 et qui est encore en première ligne en ce moment.

Vicenta Franja est infirmière dans un service de réanimation où elle s'occupe de nombreux patients atteints par le Covid-19 à l'hôpital civil de Strasbourg.  

Cette femme de 51 ans exerce en réanimation depuis 23 ans. Mais la pandémie a complètement bouleversé son quotidien, sans qu'elle aperçoive pour l'instant le bout du tunnel : "C'est un marathon, on n'en voit pas le bout. C'est tous les jours, tous les jours. On est épuisés. On n'a pas cette petite lumière qui dit qu'à un moment on va réussir à souffler". 

Durant cette année, Vicenta a aidé des patients lourds, fréquenté la mort. Elle n'a pas vu ses proches non plus. Précaution maximum pour ne contaminer personne. "Il n'y a plus cette soupape de sécurité qu'on a d'habitude, où le soir on se fait un petit apéro, là on ne l'a plus, et c'est très compliqué", dit-elle. 

Aujourd'hui elle est toujours au front, infirmière et parfois bien plus que cela : "L'infirmière, elle est tout. Plombier, électricienne, multitâche. Et une grosse part de psychologue. Parce que les patients, c'est à nous qu'ils parlent. Et les patients en ce moment, ils sont hyper angoissés", explique-t-elle. 

Cela n'arrive pas qu'aux autres

Mais ne l'applaudissez surtout pas à votre fenêtre, Vicenta Franja, ne le souhaite plus : "Là maintenant, personnellement, il ne faudrait pas que quelqu'un m'applaudisse, car je deviendrais hystérique. Car je vois trop l'inconscience des gens. Je comprends que c'est difficile, mais flûte quoi ! La meilleure considération, c'est de respecter les gestes barrières, et de se faire vacciner si il y a possibilité". Car l'infirmière précise : "Aujourd'hui on pense toujours que cela n'arrive qu'aux autres. C'est faux. Moi je vois l'autre côté, à l'hôpital. Nos patients sont de plus en plus jeunes", dit-elle. 

Alors Vicenta Franja est-elle une héroïne de 2021 ?  "Je ne me sens pas du tout comme une héroïne, mais comme une infirmière qui fait son travail, dans un contexte particulier", dit-elle. 

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