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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Ne renoncez pas aux soins" : le CHRU de Nancy s'adapte à toutes les urgences

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Par , France Bleu Sud Lorraine

« Ne renoncez pas aux soins », lance le CHRU de Nancy sur les réseaux sociaux. L'hôpital de référence dans le Grand Est insiste sur le fait qu'il continue de prendre en charge des urgences non-Covid. L'Institut de Cancérologie de Lorraine, lui aussi, adapte ses services.

Le CHRU de Nancy rappelle qu'en cas d'urgence, il ne faut pas attendre : tout est fait pour assurer la continuité des soins.
Le CHRU de Nancy rappelle qu'en cas d'urgence, il ne faut pas attendre : tout est fait pour assurer la continuité des soins. © Radio France - Nathalie Broutin

Il n'y a pas que le coronavirus dans la vie d'un hôpital. Le CHRU de Nancy rappelle que les urgences non-Covid sont toujours prises en charge. "Ne renoncez pas aux soins, peut-on lire sur le compte Twitter de l'hôpital de référence dans le Grand Est. Le CHRU s’est organisé pour permettre la continuité des soins et sécuriser l’accueil et les prises en charge avec un objectif : ne faire perdre aucune chance de guérison aux patients."

"Auto-exclusion"

"Il y a trois choses qui influent sur la filière non-Covid, selon l'infectiologue Christian Rabaud et président de la commission médicale d'établissement. Le fait qu'effectivement on a déprogrammé beaucoup de choses sur ordre légitime des autorités de tutelle pour accueillir les patients Covid, ce qui s'est avéré nécessaire. Ainsi, les gens ont bien compris que l’hôpital était embouteillé et que c'était compliqué de s'y faire prendre en charge. Ensuite, les gens eux-mêmes ont entendu la difficulté que représente le Covid au niveau national, et ils ont eu tendance à s'auto-exclure du soin pour ne pas rajouter des problèmes au problème. Enfin, certains d'entre eux ne voulaient surtout pas l'attraper et se sont dit qu'il valait mieux de ne pas y aller. Tout cela a fait que des patients en attente de prise en charge, ont eu tendance à ne pas revenir vers nous et d'attendre, même s'il est apparu une aggravation ou une urgence."

"N'attendez plus"

Depuis le début de l'épidémie, il y a un certain nombre de patients non-Covid pour qui le CHRU savait qu'il était possible d'attendre quelques semaines. L'hôpital a donc récemment repris contact avec eux pour leur dire qu'il ne fallait plus attendre. "Le message aujourd'hui est le suivant, déclare Christian Rabaud : si vous avez une urgence, la bouche qui se paralyse, un mal dans la poitrine, un mal en bas du ventre à droite, n'attendez pas au prétexte de ne pas vouloir embouteiller l’hôpital, ou alors de craindre d'être pris en charge au contact de patients Covid."

L'hôpital reste ouvert, il est moins en tension, les filières Covid et non-Covid sont sécurisées. Vous pouvez venir en toute sécurité, y compris aux urgences.  

Selon le président de la commission médicale d'établissement, un "stock" d'opérations non-urgentes s'est constitué depuis le début de la crise sanitaire. "Oui, notre activité non-Covid est en train de remonter, mais tout ce qui n'est pas urgent, ce ne sera pas possible de les reprogrammer avant le 11 mai, au mieux," conclut l'infectiologue.

Maintien des soins

A l'Institut de Cancérologie de Lorraine, on s'adapte également pour poursuivre les traitements urgents. "On a une vraie politique de maintien des soins pour ces patients qui ne sont heureusement pas touchés par le coronavirus, explique Aurélien Lambert, médecin oncologue à l'ICL, responsable de l'unité de chimiothérapie ambulatoire. Des maladies graves telles que le cancer doivent pouvoir bénéficier de traitements. Il y a quelques types de cancers où on sait qu'on a plus de souplesse parce que les maladies ne sont pas rapidement évolutives. Mais la plupart des patients nécessitent quand même des soins qu'on adapte à la période, à l'épidémie, mais qu'on maintient."

Par exemple, les traitements de chimiothérapie ne peuvent pas attendre. L'ICL s'est donc organisé pour prendre en charge les malades sans qu'ils soient exposés au coronavirus. "Les patients cancéreux sont plus à risques : il faut les protéger, tout comme les soignants," poursuit Aurélien Lambert.

On a mis en place un dépistage systématique de l'ensemble des patients. 

Sécuriser la prise en charge

Concrètement, avant d'arriver à l'ICL, un patient doit se soumettre à un questionnaire détaillé par téléphone pour savoir s'il a un risque d'être porteur du virus. A son arrivée, un autre examen, encore plus détaillé, lui est présenté. On vérifie s'il a de la température, de la toux, ou encore une perte du goût et de l'odorat. "On s'assure de tout cela, explique Aurélien Lambert. Si on est serein, on leur propose d'honorer leur rendez-vous comme prévu. Sinon, on fait le testing."

Pour les patients qui doivent absolument suivre leur traitement et que celui-ci est difficile ou s'il risque de diminuer ses défenses immunitaires, ils sont testés préventivement dans des laboratoires partenaires en ville. Il est également possible de procéder à un scanner thoracique avant une chirurgie, par exemple.

"Encore loin de la fin de l'épidémie"

"Pour résumer, il y a deux situations, continue le médecin oncologue. Soit, le traitement est prévu et il est possible de le différer, alors là on peut le décaler sans impact pour le pronostic du patient. On peut aussi le suivre par téléconsultation, procédé qu'on a mis en place pratiquement du jour au lendemain. Soit, il s'agit d'une urgence et là, on assure le soin."

Sur la situation actuelle dans les services dédiés au Covid, Aurélien Lambert se veut très prudent. "On peut commencer à percevoir un début d’accalmie dans les services de réanimations où le nombre d'entrées a cessé de croître, mais je pèse mes mots, on est loin d'une fin d'épidémie. Néanmoins, des patients qui ont bénéficié d'un report de leur traitement commencent à le reprendre."

En tout cas, il n'y a pas eu de liste de patients en attente de traitement car on les a réintégré très vite dans notre planning avec des mesures adaptées.

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