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Dossier : Coronavirus

"Ne renoncez pas à vos soins" : le CHU de Lille incite les patients à consulter malgré le coronavirus

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Par , France Bleu Nord, France Bleu Picardie

Le CHU de Lille lance le mot d'ordre : "ne renoncez pas à vos soins". Les médecins constatent en effet que certains patients hésitent à se consulter, de peur d'attraper le coronavirus. Ils ont également constaté une baisse des appels au 15 pour des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux.

Les circuits pour accueillir les malades atteints du Covid-19 sont totalement indépendants des autres services.
Les circuits pour accueillir les malades atteints du Covid-19 sont totalement indépendants des autres services. © Radio France - Stéphane Barbereau

200 personnes sont actuellement hospitalisées au CHU de Lille, atteintes par le Covid-19, dont une centaine en réanimation. Le centre hospitalier continue à faire face, sans être débordé, à l’épidémie de coronavirus, 120 lits dédiés sont encore disponibles

Les médecins font aujourd'hui un constat inquiétant : de nombreux malades atteints de cancers ou de maladies chroniques hésitent à se rendre à leurs rendez-vous, de peur d’être contaminé. Le CHU de Lille lance donc le mot d’ordre : "ne renoncez pas à vos soins".  Le directeur général du centre hospitalier, Frédéric Boiron, rappelle en effet que "les circuits Covid sont totalement séparés".

50% de baisse de prises en charge pour infarctus

Depuis le début de l’épidémie, les médecins ont également constaté que des personnes qui font un infarctus ou un accident vasculaire cérébral n’osent pas se signaler. Le professeur Eric Van Belle, chef de service de cardiologie interventionnelle au CHU de Lille, remarque "une réduction moyenne de 50% du nombre de patients qui arrivent à l'hôpital pour un infarctus du myocarde. Il y a des endroits, dans le Sud des Hauts-de-France, où on est à moins 80%".

Deux explications sont possibles : peut-être y a-t-il en effet moins d'infarctus parce que les gens sont confinés et se mettent moins dans des situations à risque. "La version moins positive", s'inquiète le médecin, "c'est que les gens font leur accident cardiaque, n'osent pas appeler de peur de déranger, ou parce qu'ils craignent de rentrer dans un système qui pourrait les exposer au Covid. Alors que l'accident cardiaque qu'ils sont en train de faire est potentiellement mortel aussi".

Victimes collatérales 

Ces victimes collatérales de l'épidémie de coronavirus seront-elles aussi nombreuses que celles de l'épidémie en elle-même ? "Si on imagine que la même chose se passe pour les AVC et d'autres pathologies aiguës", reconnaît Eric Van Belle, "ça pourrait être du même ordre de grandeur".

Osez appeler le 15, vous n'allez pas déranger le système !

Le message des médecins, c'est donc celui-là : "osez appeler le 15, c'est à eux de faire le tri, ils sont là pour ça. Ce n'est pas à vous de vous autocensurer. Si vous avez une douleur brutale dans la poitrine, qui dure plus de 20 minutes, et que par ailleurs vous ne faites pas de température, c'est potentiellement un infarctus. Il faut appeler le 15, vous n'allez pas déranger le système".

ECOUTEZ : Eric Van Belle, chef de service de cardiologie interventionnelle au CHU de Lille

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