Santé – Sciences

Nourrissons morts à Chambéry : le laboratoire Marette va-t-il rouvrir?

France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Pays de Savoie lundi 7 avril 2014 à 12:19

En décembre 2013, trois bébés sont morts à la maternité du CHU de Chambéry.
En décembre 2013, trois bébés sont morts à la maternité du CHU de Chambéry. © MaxPPP

L'activité du laboratoire qui est suspendue depuis trois mois, pourrait reprendre ce lundi. Le laboratoire situé dans le Calvados est au cœur de l'affaire des poches d'alimentation contaminées qui ont conduit aux décès des trois nourrissons en décembre 2013 au service de réanimation néonatale de l'hôpital de Chambéry.

L'activité du laboratoire Marette avait été suspendue le 7 janvier jusqu'au 7 avril à la suite d'une inspection des services de l'Agence nationale de sécurité du médicament qui avait révélé des dysfonctionnements au niveau de l'hygiène. Les parents des nourrissons s'opposent aujourd'hui à la réouverture du laboratoire tant que l'instruction du pôle santé de Marseille est en cours.

"Le principe de précaution"

Pour Laurent, le père de Chloé, l'un des trois nouveaux-nés décédés, il est hors de question que le laboratoire puisse reprendre ses activités.

Laurent, père de Chloé, l'un des nourrissons décédés en décembre 2013 à l'hôpital de Chambéry.

"Il a fallu des décès pour que l'agence nationale du médicament s'aperçoive qu'il y avait des failles au laboratoire"    —Jonathan, père de Théo, l'un des nouveaux-nés décédés à l'hôpital de Chambéry

Jonathan et son épouse, parents de Théo, l'un des nourrissons décédés en décembre dernier, viennent de déposer un recours auprès de la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux à Lyon.

Jonathan, père de Théo, l'un des nourrissons décédés à l'hôpital de Chambéry en décembre 2013.

Les trois nourrissons, Théo, Chloé et Milie, sont décédés dans l'hôpital de Chambéry en décembre 2013. Marisol Touraine, la ministre de la Santé, avait à l'l'époque a évoqué un "accident de production" au sein du laboratoire Marette. Mais selon l'avocat du laboratoire, l'hôpital aurait cherché à dissimuler les "preuves" de certains dysfonctionnements internes à l'hôpital.