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"Nous devons respecter le confinement", alerte le directeur du CHU de Toulouse

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Par , France Bleu Occitanie

204 patients sont aujourd'hui, hospitalisés au CHU de Toulouse, souffrant du Covid-19. Le directeur général de l'hôpital toulousain profite de son point d'étape pour rappeler l'importance de respecter le confinement en attendant de connaître ses conséquences sur l'évolution de l'épidémie.

Le CHU de Toulouse a fait un bilan d'étape dans sa course contre le Covid-19.
Le CHU de Toulouse a fait un bilan d'étape dans sa course contre le Covid-19. © Radio France - Simon Cardona

"On a dépassé le nombre de patients que nous avions eu lors de la première phase." Le décor est planté par le directeur du CHU de Toulouse. Marc Penaud détaille les chiffres de fréquentation des malades atteints du Covid-19 à l'hôpital toulousain : 204 ce vendredi 6 novembre donc 59 en soins critiques (y compris la réanimation) et 145 en hospitalisation simple. A titre de comparaison, le 5 avril dernier, au pic de la première période, l'hôpital toulousain prenait soin de 193 patients covid. Le CHU Purpan déplore 120 décès depuis le début de l'épidémie. 

Il est fondamental que les mesures prises soient respectées - Marc Penaud, le directeur du CHU de Toulouse

Le patron du CHU toulousain se veut tout de même raisonnablement optimiste en affirmant que les évaluations démontrent que les mesures publiques (masque obligatoire, fermeture des bars et restaurants, couvre-feu) ont un impact et repoussent les unes après les autres le pic de l'épidémie. "On n'a pas aujourd'hui évidemment l'impact du confinement qui n'a qu'une petite semaine", ajoute encore Marc Penaud, qui précise bien qu'il est indispensable de le respecter scrupuleusement. En quelque sorte pour lui donner une chance d'obtenir des résultats. 

"On est sur une phase de montée" prévient le directeur du CHU de Toulouse, Marc Penaud.

Ce qui ne veut pas dire que l'activité hospitalière va s'arrêter, prévient encore le patron du CHU. "Il est fondamental que les mesures prises soient respectées."

Adaptation permanente en concertation avec les autres établissements hospitaliers

Sans les mesures publiques, on aurait atteint un nombre maximal de cas de 14.000 chaque jour à la mi-novembre, précise encore Chloé Diméglio, chercheuse du laboratoire de virologie du CHU de Toulouse. "Avec le couvre-feu, on n'a pas dépassé les 4.200 cas quotidiens." Elle confirme, grâce à ses modèles de prédiction de la diffusion du virus que le pic épidémiologique a été décalé de trois mois. Le couvre-feu le retarde au moins jusqu'au 10 février, en attendant de pouvoir analyser les conséquences du deuxième confinement. 

L'impression de marée montante est encore présente - Béatrice Riu, responsable du service de réanimation au CHU de Toulouse

Béatrice Riu, la responsable de la réanimation à l'hôpital, quant à elle, prévient que l'occupation de son service ne baisse pas. "On fonctionne par pics", explique-t-elle, en décrivant leur vigilance permanente vis à vis du nombre de lits disponibles sur le territoire midi-pyrénéen. "Au moins toutes les 12 heures, on essaie de faire le point (...) et le soir, quand on s'en va et qu'on laisse la garde, on s'assure qu'il y ait quelques lits sur le territoire." Ce que Marc Penaud résume par une "adaptation permanente, en concertation avec les autres établissements de Toulouse et Midi-Pyrénées".

"Quand on laisse la garde, on s'assure qu'il y ait quelques lits sur le territoire", raconte Béatrice Riu, responsable du service réanimation.

Tout l'enjeu, répète-t-il, c'est de conserver une capacité à prendre en charge les patients COVID et tous les autres. Aujourd'hui, le taux de déprogrammation au CHU de Toulouse est autour de 25 à 30 % , ce qui n'est pas très élevé par rapport à d'autres gros établissements dans d'autres régions.

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