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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Nous faisons de la médecine de catastrophe", le chef de réanimation de l'hôpital Nord de Marseille

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Le chef de réanimation de l'hôpital Nord de Marseille était l'invité de France Bleu Provence ce mardi matin. Il alerte sur la situation tendue dans les services où les soignants font le tri des patients. Le mot "trier" n'est plus un tabou dit-il.

L'entrée des urgences de l'Hôpital Nord à Marseille
L'entrée des urgences de l'Hôpital Nord à Marseille © Radio France - Tony Selliez

Ce mardi matin, le nombre de lits en réanimation encore disponibles au sein de l'hôpital de Nord de Marseille se compte sur les doigts d'une seule main : deux pour les patients Covid-19, un seul pour les non Covid-19. Et c'est ainsi tous les jours confie le chef de réanimation de l'hôpital Nord de Marseille, Jean-Marie Forel : "C'est du jonglage, on jongle tous les jours dans la gestion des lits. C'est une réalité pour nous depuis de nombreuses semaines". 

La tension hospitalière est de 102% dans les Bouches-du-Rhône, notamment parce que cette fois, à la différence de la première vague, toutes les interventions non-urgentes ne sont pas déprogrammées. La plupart sont maintenues. Mais pour maintenir un service de soins, le médecin ne cache cette dure réalité : il faut trier. 

"Depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois, tous les médecins, les réanimateurs, les anesthésistes font des tris, choisissent les patients qui peuvent attendre, qui doivent avoir une intervention rapidement ou un traitement de manière plus rapide. On ne fait que du tri actuellement." - Jean-Marie Forel

Une médecine de catastrophe

Et le tri des patients Covid-19 en réanimation n'est plus un tabou assure Jean-Marie Forel : "nous faisons de la médecine de catastrophe, des patients ne rentrent pas en réanimation sur des critères d'âge, des sur des critères de gravité ou en fonction des problèmes de santé. Ces critères font que, on va garder la place ou prendre la place pour un patient plus jeune, un patient qui a plus de chance de s'en sortir".

Et le médecin confie qu'il a dû ce lundi soir, lui-même faire un choix, décider de prendre en charge un patient à la place d'un autre. "C'est très compliqué. Pour tout le monde. Les équipes sont fatiguées et travaillent beaucoup. Il n'y a presque pas eu de recrutement de personnel. Dans ce contexte, tout le monde travaille en surcharge, en surchauffe et cela nuit aussi à la qualité de ce qu'on peut faire." 

La vaccination, seule solution

Comment en sortir ? Soulager les hôpitaux ? Le Docteur Jean-Marie Forel ne veut pas se prononcer sur des mesures restrictives comme un éventuel reconfinement, mais pour lui la seule solution, c'est aujourd'hui une vaccination massive : "Il y a peu de traitement pour les virus. En dehors d'une vaccination massive de la population, cette situation va continuer et peut durer encore plusieurs années si la population n'a pas accès au vaccin". 

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