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Santé – Sciences

"Nous voulons des coquelicots" : la mobilisation contre les pesticides de synthèse s'amplifie dans le Gard

vendredi 2 novembre 2018 à 19:04 Par Sylvie Duchesne, France Bleu Gard Lozère

"Nous voulons des coquelicots". L'appel lancé par Fabrice Nicolino, le journaliste spécialiste de l'environnement à Charlie Hebdo a trouvé un écho dans le Gard. Deux collectifs ont été créés à Nîmes et Alès. Leurs adhérents demandent l'arrêt des pesticides de synthèse en France.

Revoir des coquelicots partout
Revoir des coquelicots partout © Radio France - Sylvie Duchesne

Nîmes, France

"Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée, le tiers des oiseaux a disparu en 15 ans, les poitié des papillons en 20 ans, les abeilles et les pollinisateurs meurent.... Nous exigeons de nos gouvernants l'interdiction de tous les pesticides".L'appel lancé en septembre par une centaine de citoyens fait tache d'huile dans le Gard. Deux rassemblements étaient organisés à Nîmes et Alès ce vendredi soir par des citoyens qui ne veulent pas voir la planète mourir.  

"Je pense qu'il y a un éveil des consciences au sens très large. Moi, je suis maman, on se dit quel avenir pour nos enfants."

Isabelle Ponsot, l'une des deux femmes à l'origine du collectif "Nous voulons des coquelicots" à Nîmes

De nombreuses femmes sensibilisées par ce problème

A Nîmes, ce sont deux femmes, Isabelle Ponsot et Camille Espinoza qui ont créé le collectif "Nous voulons des coquelicots". Elles se revendiquent comme des citoyennes "ordinaires". 

"Les anciens schémas, ça ne fonctionne plus. Il faut créer quelque chose de nouveau qui va partir de la base. Des gens ordinaires comme nous qui ont envie que les choses changent. Il y a des familles qui commencent à porter plainte contre Monsanto. Ça va faire bouger les choses". 

" Les vieux schémas ne fonctionnent plus "

A Nîmes ou Alès comme partout en France , les collectifs ont décidé de se rassembler chaque premier vendredi de chaque mois, pendant deux ans. C'est le temps qu'il faudra pour recueillir 5 millions de soutiens en France et sortir des pesticides. 

"Il faut penser aux générations futures. Comme le disait Saint Exupéry : nous n'héritons pas de la terre de nos ancètres, nous l'empruntons à nos enfants". Il faut leur laisser un monde qui soit vivable".

Camille Espinoza qui fait partie du collectif nimois

Les deux femmes estiment que " chacun doit faire sa part" dans ce combat. 

Isabelle Ponsot et Camille Espinoza à l'origine du collectif nimois - Radio France
Isabelle Ponsot et Camille Espinoza à l'origine du collectif nimois © Radio France - Sylvie Duchesne