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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : une réunion de crise au CHU de Nancy

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Par , France Bleu, France Bleu Sud Lorraine

Face aux décès de cinq cas atteints du Covid-19 en Italie, le CHU de Nancy a organisé une réunion de crise ce lundi 24 février. Objectif : définir à la fois le circuit du patient et celui des prélèvements, en prévention d'une éventuelle propagation en France.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Radio France - Marie Roussel

"Il y a eu plusieurs réunion sur le Covid-19, mais en tout cas c'est vraiment la première réunion de crise pour organiser, ou du moins se préparer à une prise en charge de l'épidémie en France", déclare Arnaud Florentin, le chef du service d'hygiène hospitalière au CHU de Nancy. Lui et une trentaine de membres du personnel hospitalier, issus des services infectiologie, virologie ou encore des urgences, se sont rassemblés ce lundi 24 février pour faire le point sur le circuit du patient et celui des prélèvements

Se préparer

"Il est certain que la survenue de cas nombreux en Italie, dans un pays européen, change un petit peu la donne", ajoute Lionel Nace chef des urgences au CHU de Nancy. Il s'agit donc de renforcer d'un cran la vigilance et de se préparer. Ainsi, une unité de dépistage au sein de l'hôpital doit être activée d'ici mercredi. 

Par conséquent, les praticiens hospitaliers s'attendent à une augmentation du nombre de tests à réaliser. "Jusqu'à présent, on s'en sortait en envoyant nos prélèvements au centre national de référence à l'Institut Pasteur. On en envoyait deux, trois, quatre par semaine, c'était gérable. A partir du moment où on risque de faire des dépistages beaucoup plus fréquents ; là il faut qu'il y ait de plus en plus d'hôpitaux qui s'équipent dans la technique. Il est certain que les établissements de Strasbourg et de Nancy ne pourront probablement pas faire tous les tests pour tout le Grand Est," détaille l'infectiologue François Goehringer.

Il y a 33 lits mobilisables. Mais cela se fait au détriment de l'activité habituelle" - François Goehringer

Autre inconnue : si il y a une propagation en France, quelle sera la virulence du virus ? De cette question découlent d'autres interrogations, qui restent en suspend, notamment sur la question de l'ouverture de lits. "Il y en a 33 mobilisables au service des maladies infectieuses, poursuit François Goehringer. Mais cela se fait au détriment de l'activité habituelle. Où met-on les patients qui sont habituellement dans ces lits-là ?", interroge le praticien hospitalier.

Enfin la dernière question, et de taille, c'est celle des effectifs. "Il va falloir trouver des personnels de relai, et sans doute injecter une astreinte sur le week-end, technique, qui n'existe pas à l'heure actuelle", évoque Evelyne Schvoerer, responsable de la virologie médicale du service de microbiologie au CHU de Nancy-Brabois.

Le parcours du patient détaillé par François Goehringer, du service des maladies infectieuses au CHU de Nancy.

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