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Obésité infantile : l'UFC-Que Choisir s'attaque aux publicités alimentaires destinées aux enfants

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Par , France Bleu

Sept associations, dont l'UFC-Que Choisir, ont lancé une pétition à destination des pouvoirs publics afin de mieux protéger les enfants des publicités vantant la malbouffe.

L'UFC-Que Choisir veut interdire les publicités pour la malbouffe à destination des enfants
L'UFC-Que Choisir veut interdire les publicités pour la malbouffe à destination des enfants © AFP - CHASSENET / BSIP

"Obésité infantile : dites ‘STOP’ à la publicité pour la malbouffe". L'UFC-Que Choisir, accompagnée par plusieurs associations dont la FCPE (parents d'élèves) ou la Fédération française des diabétique, a décidé de s'attaquer au marketing alimentaire à destination des enfants. 13 ans après un premier appel qui réclamait un encadrement de la publicité télévisée, sept associations veulent désormais interdire la publicité pour la malbouffe destinée aux enfants à la télévision et sur internet. Une pétition est lancée. 

L'UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics de mieux "protéger les enfants des dérives du marketing alimentaire", étude à l'appui. Les sept associations (la Fédération des conseils de parents d'élèves, la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, Familles Rurales, la Fédération française des diabétiques, le Réseau environnement santé, l'UFC-Que Choisir et l'Union nationale des associations familiales), entendent obtenir "une loi de moralisation du marketing alimentaire", selon un communiqué accompagnant cette étude. 

"Alors que les engagements de l'industrie agro-alimentaire promus par les pouvoirs publics sont un échec et que le niveau de l'obésité infantile est alarmant, il y a plus que jamais urgence à agir pour obtenir un encadrement des publicités à destination des enfants en interdisant la promotion sur les écrans (télévision et internet) des aliments dont la consommation doit être limitée", estiment-ils. 

Trop gras, trop sucrés ou trop salés

Selon l'étude réalisée, l'UFC-Que Choisir a notamment calculé que, si "pour les aliments 'tous publics', on observe une répartition assez équilibrée dans les 5 classes de Nutri-Score", "pour les aliments destinés aux enfants, il y a surabondance de produits trop gras, trop sucrés ou trop salés", dans des proportions spectaculaires. Les associations ont passé au crible 448 heures de programmes télévisés et analysé 7.150 spots publicitaires. 

Ainsi, "88% des spots" à destination des plus jeunes "concernent des aliments de Nutri-Score D et E, c'est-à-dire les deux classements les plus défavorables du point de vue nutritionnel (contre 43% pour les aliments 'tous publics')". L'étude "démontre l'incapacité des dispositions réglementaires et volontaires actuelles à protéger les enfants des dérives du marketing alimentaire", plaide encore l'UFC-Que Choisir, qui avec les autres associations demande "l'interdiction des publicités pour les aliments destinés aux enfants ayant un Nutri-Score D ou E, dans les contenus audiovisuels regardés par un grand nombre d'enfants", sur l'ensemble des chaînes télévisées ainsi que sur Internet. 

L'UFC-Que Choisir met également à la disposition des parents un petit guide pratique "donnant des conseils nutritionnels concrets pour chaque moment de consommation et indiquant le Nutri-Score de 114 aliments destinés aux enfants". 

Dans les années 1960, 3% des enfants étaient touchés par des pathologies liées à l'obésité ou au surpoids. Ils sont 17% aujourd'hui.

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