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Dossier : Coronavirus Covid-19

Octobre rose en Isère : "Les femmes ont retardé leur dépistage du cancer du sein à cause de la Covid-19"

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Par , , France Bleu Isère

Avec la campagne "Octobre rose", ce mois-ci est privilégié pour inciter les femmes à se faire dépister pour le cancer du sein malgré la crise sanitaire. Catherine Exbrayat, médecin responsable du programme de dépistage des cancers en Isère, était l'invitée de France Bleu Isère ce mardi matin.

Catherine Exbrayat, médecin responsable du programme de dépistage des cancers en Isère.
Catherine Exbrayat, médecin responsable du programme de dépistage des cancers en Isère. © Radio France

France Bleu Isère : La campagne "Octobre rose" est-elle perturbée cette année en raison du contexte sanitaire ?

Catherine Exbrayat : Bien sûr que la campagne est perturbée car toutes les manifestations de grande envergure sont annulées mais les rencontres dans des petits groupes sont maintenues car nous pouvons respecter les règles sanitaires. 

Plus on parle de ce cancer, plus vous voyez du monde affluer dans les centres de dépistage ?

Les femmes sont sensibilisées par les messages qu'elles entendent et il est vrai que les années précédentes, nous avons eu un pic de participation en octobre. Nous espérons que ce sera le cas aussi cette année car depuis le mois de juin et la reprise du programme, nous constatons que les femmes sont de retour dans les cabinets de radiologie. 

Cela veut dire qu'il y a eu une baisse de fréquentation à un moment donné ?  On a entendu beaucoup de médecins dire que les consultations avaient diminué et que les patients n'osaient plus aller à l'hôpital de peur d'attraper la Covid-19 ou de déranger...

Entre mi-mars et mi-mai, les cabinets de radiologie ne faisaient plus de mammographie, dans le centre de dépistage, nous n'avons plus invité les femmes à venir. Depuis mi-mai, les radiologues ont recommencé à faire passer des examens dans des conditions sanitaires renforcées. Aujourd'hui, il semblerait que les femmes qui avaient retardé la réalisation de leur dépistage ont repris le chemin des cabinets de radiologie.

L'Isère fait partie des départements où le taux de dépistage du cancer du sein est le plus élevé : 57% des femmes entre 50 et 74 ans se font dépister. Est-ce suffisant ?

Non, dans un programme de santé publique, il faudrait qu'il y ait au moins 70% de la population visée qui adhère et qui fasse les examens proposés. La moyenne française est de 50%, nous sommes effectivement au-dessus en Isère mais il faut arriver à mobiliser encore plus de femmes. 

Y-a-t-il toujours une double lecture ?

Il y a une double lecture quand, initialement, le radiologue n'a pas vu d'anomalie à la mammographie. S'il y a une anomalie, la prise en charge est immédiate mais dans tous les autres cas, il y a une deuxième lecture qui permet de temps en temps de rattraper des petits cancers qui pourront être traités plus efficacement et de manière plus légère.

Plus on est dépisté tôt, plus les chances de guérison sont grandes ?

Bien sûr, puisque si l'on trouve des petites lésions, elles sont plus faciles à soigner.

On guérit neuf cancers sur dix quand il sont soignés tôt mais quand le dépistage n'est pas réalisé à temps, le cancer du sein reste une cause de mortalité importante chez les femmes ? 

C'est surtout le cancer le plus fréquent chez les femmes. 60.000 femmes en France sont diagnostiquées chaque année. La mammographie n'empêchera pas l'apparition du cancer du sein mais elle permettra de le soigner le plus tôt possible. 

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