Infos

Octobre rose : les bienfaits de la cure thermale après un cancer du sein

Par Mélanie Barbotin, France Bleu Poitou lundi 17 octobre 2016 à 10:20

Les thermes de La Roche-Posay accueillent en cure les femmes victimes d'un cancer du sein.
Les thermes de La Roche-Posay accueillent en cure les femmes victimes d'un cancer du sein. © Radio France

Les thermes de La Roche-Posay avec l'association Aqualibre accompagnent les femmes en cure pour mieux prendre soin de leur corps après la thérapie.

Emmitouflée dans un peignoir blanc, Ghislaine Daniel vient pour la deuxième année en cure thermale. Seule une cicatrice sur son sein droit rappelle son cancer du sein, découvert il y a trois ans. Pourtant elle ressent encore les effets secondaires des rayons et de la chimiothérapie. "Les rayons nous transpercent alors on ressent une brûlure jusque dans le dos. Et puis la peau se dessèche, les ongles deviennent cassants".

Mon sein n'est plus dur comme une pierre

Dans les lieux, aucune lumière tamisée, ni de musique douce. Ici la décoration est minimaliste, quelques salles aux murs carrelés d'où sortent des brumisateurs et autres jets d'eau. Une eau thermale riche en minéraux qui est puisée, sur place, jusqu'à 90 mètres de profondeurs. "Ici ce n'est pas les vacances", prévient cette femme âgée de 45 ans. "Ce sont des soins médicaux". D'ailleurs des kinésithérapeutes assistent les curistes, comme.... Elle masse les corps douloureux accompagnée de jets d'eau fixés en hauteur. L'eau chaude pénètre la peau et soulage les maux de Ghislaine. "Ma cicatrice se détend. C'est un confort pour moi. Par exemple quand je me couche sur le ventre mon sein n'est plus dur comme une pierre". Elle en ressent les bienfaits pendant plusieurs mois.

Prendre soin de soi

Mais cette cure c'est aussi l'occasion de se retrouver pour réfléchir, quitte à laisser seuls pendant trois semaines ses deux enfants et son mari. "C'est prendre du temps pour soi. Après le cancer on se pose mille questions. On pense aussi à l'après...qu'est-ce que je veux faire de ma vie ?" Ici elle prend le temps de discuter avec les médecins et d'autres femmes elles aussi atteintes par le cancer du sein et apprend à se reconstruire peu à peu après l'épreuve du cancer. Elle a déjà pu reprendre son travail. D'abord à 20% puis à 50%. "C'est peu mais c'est déjà beaucoup pour moi", avoue-t-elle.

Partager sur :