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Santé – Sciences

Octobre Rose : Marion une jeune tourangelle de 27 ans "trahie" par ses seins

dimanche 8 octobre 2017 à 6:30 Par Marie-Ange Lescure, France Bleu Touraine

"Elle m'a trahie" dit Marion 27 ans une jeune tourangelle. Il y a un an, tout a fait par hasard, elle découvre une grosseur dans l'un de ses seins. Chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie : aujourd'hui, elle est considérée depuis 3 mois en rémission, une épreuve qui l'a profondément changée.

Marion trahie par ses seins dit-elle après la découverte à 26 ans d'un cancer
Marion trahie par ses seins dit-elle après la découverte à 26 ans d'un cancer © Maxppp - Bougot Thierry

Tours

Octobre Rose comme chaque année, au mois d'octobre, cette opération vise notamment à encourager les femmes de plus de 50 ans à faire une mammographie tous les deux ans afin de détecter d'éventuelles formations de tumeur dans la poitrine.

En Indre-et-Loire, plus de 60% des femmes ont fait ce parcours de prévention, ce qui fait du département de l'Indre et Loire, ce qui le place sur la 2ième marche du podium en terme de dépistage. Selon les statistiques médicales, 80 % des cancers apparaissent après 50 ans.

Par hasard en s'autopalpant les seins

Marion a 27 ans, elle travaille au Pôle santé Vinci à Chambray-les-Tours et, bien que vigilante, elle se pensait à l'abri de cette maladie, mais il y a 1 an, le diagnostic est tombé : cancer du sein.

Pour Marion, tout commence par une discussion avec une collègue qui lui dit s'être trouver une grosseur au sein (sans gravité pour cette collègue), Marion en rentrant chez elle devant sa glace se fait une autopalpation des seins et trouve elle aussi une grosseur : échographie, biopsie et tout s’enchaîne très rapidement. "A l'annonce, je me suis OK ! on y va ! le contrecoup vient après l’opération, j'ai eu l'ablation de la tumeur mais pas du sein et en terme d'acceptation de soi c'est important et puis après vient l'annonce des traitements"

Préserver les possibilités de devenir à nouveau mère

Marion vit en couple, elle a déjà une petite fille et avant le diagnostic, ils essayaient de faire un second enfant. Très vite, elle parle avec son oncologue des risques de stérilité qui peuvent résulter du traitement. Son médecin l'oriente alors vers le service de l’hôpital Bretonneau pour faire ce que l'on appelle une préservation de la fertilité. Elle choisit avec son compagnon de faire des fécondations in vitro. Aujourd'hui, elle est rassurée sur ce point puisqu'ils ont réussi à faire 8 FIV, même si le jeune couple n'a pas forcément l'intention d'avoir une aussi grande famille.

Aujourd'hui Marion est en rémission depuis 3 mois, elle attend toujours le résultat de la prise de sang pour savoir si elle est porteuse du gène défectueux, BRCA1 qui augmente fortement le risque de développer un cancer du sein et de l'ovaire. une épée de Damoclès au dessus de sa tête pour encore quelques jours.

Ma poitrine m'a trahie

"c'est plus la même" dit-elle "maintenant il y a d'abord un petit écart entre les deux mamelons, j'ai des kystes sur la cicatrice, j'ai des petites bosse. On a plus le même rapport avec sa poitrine, avant on fait tout pour la mettre en valeur, on met de jolies soutiens-gorges, maintenant, elle m'a fait défaut _... "dit elle d'une voix qui tremble d'émotion "j'ai une petite perte de confiance, mais en même temps mon corps m'a montré qu'il était capable de surmonter tous ces traitements. Toute ma vie j'aurais peur". Pour Marion, la poitrine était pour elle le symbole de la féminité :"mais quand 40 médecins l'ont regardé sous toutes les coutures , on n'a plus le même rapport avec sa poitrine, ça devient une partie du corps comme une autre"._

Marion lance donc un appel à toutes les jeunes filles et jeunes femmes pour qu'elles pensent régulièrement à se palper les seins et à prévenir mais à 20 ans tout risque de développer un cancer

Le cancer du sein touche toujours à ce jour 1 femme sur 8. c'est la première cause de décès par cancer et le plus fréquent en nombre de nouveaux cas chez la femme en France.