Santé – Sciences

Oeufs contaminés : des enquêtes chez tous les fabricants d'ovoproduits français

Par Géraldine Houdayer, France Bleu mercredi 9 août 2017 à 20:17 Mis à jour le mercredi 9 août 2017 à 21:48

Des dizaines de millions d’œufs ont été retirés de la vente en Europe, après que des lots ont été contaminés au fipronil.
Des dizaines de millions d’œufs ont été retirés de la vente en Europe, après que des lots ont été contaminés au fipronil. © Maxppp - Jean-François Frey

Alors que cinq entreprises françaises ont reçu des lots d’œufs contaminés au fipronil, le ministre de l'Agriculture a annoncé, ce mercredi, que des enquêtes seraient menées chez l'ensemble des fabricants français d'ovoproduits, de produits dérivés de l’œuf. 80 entreprises agréées sont concernées.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a annoncé, ce mercredi, qu'une enquête nationale chez "l'ensemble des fabricants d'ovoproduits"(les produits transformés à base d’œufs) agréés en France serait menée, suite à la réception par cinq entreprises françaises de lots d’œufs contaminés. Environ 80 entreprises, agréées par les autorités françaises, sont concernées.

Le ministre pointe la Belgique et les Pays-Bas

Stéphane Travert a également critiqué, ce mercredi, la Belgique et les Pays-Bas quant à leur information sur la crise des œufs contaminés, exprimant son souhait d'avoir à l'avenir "des échanges beaucoup plus fructueux et beaucoup plus rapides" avec eux. "Nous souhaitons faire en sorte que nous puissions établir de meilleurs rapports de contrôle et de transparence avec nos partenaires, puisque les lots incriminés viennent à la fois des Pays-Bas et de la Belgique", a d'abord déclaré le ministre, critiquant le "gap", l'écart de temps qui a séparé le moment où les produits incriminés ont été introduits sur le territoire français et le moment où la France a été informée, qui ne "permettait pas de pouvoir réagir dès les premiers instants".

"Pas de danger pour la santé humaine" selon le ministre

"La coopération doit mieux se passer à l'avenir", a insisté le ministre, qui entend présenter "une initiative européenne", fin août, lors d'un conseil européen informel de l'Agriculture et de la Pêche à Tallin, en Estonie. S'il a redit que les premiers résultats de l'enquête menée par l'Anses sur les lots incriminés seraient connus en fin de semaine, permettant de "retirer les lots incriminés s'il en était besoin", il a exprimé le souhait, par ce point de situation, de "rassurer les consommateurs, leur dire clairement qu'il n'y avait pas de danger pour la santé humaine".

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