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Santé – Sciences

Oeufs contaminés : l'Europe enquête pour rétablir la confiance

mercredi 6 septembre 2017 à 19:46 Par Anja Vogel, France Bleu Alsace et France Bleu

Après le scandale des oeufs contaminés au fipronil et à l'amitraze, la Commission envoie des équipes d'experts européens pour "établir les faits". Bruxelles veut mieux contrôler l'usage d'insecticides illégaux pour lutter contre le pou rouge, tout en renforçant le "système d'alerte européen".

Parmi les 28 pays de l'Union, seules la Croatie et la Lituanie auraient été épargnées
Parmi les 28 pays de l'Union, seules la Croatie et la Lituanie auraient été épargnées © Maxppp - Sébastien Jarry

L'Union européenne veut faire toute la lumière sur ce qui a conduit au scandale des oeufs contaminés au fipronil, révélé cet été. D'ici la fin septembre, la Commission va envoyer des équipes d'experts européens dans les quatre pays les plus affectés : les Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne et la France. Leur mission sera d'"établir les faits", pour avoir une vision plus claire de leur enchaînement et des responsabilités, d'autant plus que la fraude remonte à septembre 2016 selon la Commission et qu'une deuxième substance illégale, l'amitraze, a été utilisée sur des poules pondeuses contre le pou rouge. Une réunion exceptionnelle aura lieu à la fin du mois, le 26, à Bruxelles pour tirer les conclusions de l'affaire. Les eurodéputés et les ministres de l'agriculture, réunis ce début de semaine à Tallin, réclament des règles plus strictes en matière d'échange des informations, un renforcement du "système d'alerte rapide européen".

45 pays ont été touchés dans cette affaire qui a fortement ébranlé l'opinion publique

Parmi les 28 pays de l'Union, seules la Croatie et la Lituanie ont a priori été épargnées. 19 pays tiers ont été affectés, de la Suisse à la Russie, de la Norvège à l'Afrique du Sud, en passant par Israël, l'Irak, les Etats-Unis et le Canada. La fraude a surtout été pratiquée aux Pays-Bas et en Belgique, premier pays à avoir tiré le système d'alarme européen : les deux dirigeants des principales sociétés incriminées y sont en prison. Mais cela n'a pas apaisé les polémiques ni l'exaspération des consommateurs, notamment en Allemagne et Belgique. En Suisse, on se demande s'il ne faudrait pas abandonner le modèle de la production de masse dans l'agro-alimentaire.

Parmi les conséquences, une baisse des ventes en grande surface

Et un engouement pour les circuits courts; les consommateurs préfèrent aujourd'hui acheter des œufs pondus près de chez eux. D'autant plus que les produits bio, privilégiés après l'annonce du scandale, n'ont pas été épargnés. Aux Pays-Bas et en Belgique une vingtaine d'éleveurs de volaille ont été dupés: ils voulaient un antiparasitaire propre et naturel, censé être à base d'eucalyptus et de menthol. Il contenait lui aussi du fipronil et de l'amitraze .

Des éleveurs abattus. Qui n'ont plus la confiance des consommateurs. C'est toute une filière qui marche aujourd'hui sur des oeufs.

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