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Olivier Véran : « Je ne prendrai pas de pari sur la santé des Corses »

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Par , France Bleu RCFM

Le ministre de la Santé a répondu ce matin, chez nos confrères de BFM TV, à la demande de Gilles Simeoni qui voulait que la Corse soit un territoire expérimental pour la chloroquine. A ce stade ce n’est pas envisageable a affirmé Olivier Véran.

Olivier Véran, le ministre de la Santé, ne souhaite pas "prendre de pari sur la santé des Corses"
Olivier Véran, le ministre de la Santé, ne souhaite pas "prendre de pari sur la santé des Corses" © Maxppp - Alexis Sciard

C’était une demande formulée il y a quelques jours par Gilles Simeoni. Dans une lettre ouverte, cosignée par des élus et des médecins insulaires, le président de l’exécutif s’était adressé au Premier Ministre pour lui demander à ce que la Corse soit désignée comme terre d’accueil pour un essai clinique global pour le traitement à la chloroquine. Invité ce matin chez nos confrères de BFM TV, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a été interrogé à ce sujet et sa réponse est très claire, à ce stade, une telle expérimentation n’est pas envisageable

Absence de certitude

« Nous n’avons pas encore d’étude consolidée, définie, randomisée comme on les appelle en termes scientifiques, a expliqué Olivier Véran, mais à date j’ai des éléments qui me reviennent des hôpitaux, qui ne montrent pas à ce stade un effet statistiquement significatif de l’une ou l’autre des molécules. »

Le ministre assure que pour le moment et en l’absence de certitude, il est impossible de répondre favorablement à la demande de Gilles Simeoni. « On est encore à une phase précoce. Si j’avais la moindre preuve statistiquement étayée, validée par la communauté scientifique, validée par les autorités médicales, par l’Agence du médicament, par le Haut Conseil de santé publique, si j’avais le moindre argument qui me permette de répondre à Gilles Simeoni ou à l’ensemble des Français qui sont dans l’attente de pouvoir bénéficier d’un traitement contre la maladie, je prendrai sans attendre une seconde la décision de l’autoriser plus largement.» 

"ça ne serait pas responsable de ma part"

Mais d’ici là Olivier Veran ne veut prendre aucun risque. « Encore une fois je l’ai déjà dit, je ne prends pas de pari sur la santé des Français, pas plus que je ne prendrai de pari sur la santé des Corses. Permettre à des médecins de prescrire hors conditions, hors sécurité, hors données scientifiques, hors même données statistiques permettant de considérer que ce serait un traitement qui serait efficace et sans danger pour les gens, ça ne serait pas responsable de ma part. Encore une fois, si j’ai des arguments, je les formule immédiatement, je les rends public et j’autorise, si je n’en ai pas, je continue la recherche jusqu’à trouver quelque chose qui fonctionne.» 

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