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Dossier : Coronavirus Covid-19

Olivier Véran promet un plan pour l'hôpital d'ici l'été, une hausse des salaires et un assouplissement des 35h

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Par , France Bleu

Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé, présente dans le Journal du dimanche les grandes lignes de son futur plan pour la santé. Il dit vouloir "assouplir", revoir les rémunérations et les investissements.

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé
Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé © AFP - XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / HANS LUCAS

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a promis dans les colonnes du Journal du dimanche ce 17 mai que le gouvernement allait "augmenter les rémunérations" à l'hôpital et créer un "cadre beaucoup plus souple" au temps de travail, en réponse à la demande de reconnaissance des personnels.

De meilleurs salaires fixes

"Il faut travailler à une augmentation" des salaires des personnels hospitaliers, "au-delà des primes", déclare le ministre dans un entretien au JDD, sans donner plus de détails. Il annonce le lancement le 25 mai d'un "Ségur de la santé" avec une "grande réunion multilatérale des partenaires sociaux au ministère" afin de présenter un plan "cet été, pour traduire tout ce qui peut l'être dans le prochain budget de la sécurité sociale".

"Il ne s'agit pas d'obliger des gens à travailler davantage, mais de créer un cadre beaucoup plus souple pour permettre à ceux qui le souhaitent de le faire." - Olivier Véran

Les 35 heures

Concernant les 35 heures, le ministre qui a récupéré son portefeuille mi-février, assure que "la question n'est pas de déréglementer le temps de travail". "Il ne s'agit pas d'obliger des gens à travailler davantage, mais de créer un cadre beaucoup plus souple pour permettre à ceux qui le souhaitent de le faire, ou d'organiser leur temps de travail différemment. Sans pression", détaille Olivier Véran.

"De nombreuses infirmières sont contraintes de faire des 'ménages', c'est-à-dire des heures supplémentaires, illégalement, dans d'autres établissements. Si des salariés de l'hôpital souhaitent travailler davantage et augmenter leur rémunération, il faut que ce soit possible", estime-t-il.

"Médecin hospitalier, j'ai connu les brancards dans les couloirs, ce n'est plus acceptable." - Olivier Véran

La reconnaissance et les investissements

Au-delà, il juge à propos des infirmières que "la Nation va devoir faire un effort important pour reconnaître leur rôle". Il souhaite "rapidement" atteindre un "niveau de rémunération correspondant au moins à la moyenne européenne".  A ce titre, il reconnaît qu'il faudra "de l'argent nouveau". "C'est nécessaire, il n'y a pas d'argent magique, il faudra donc faire des choix".

Le ministre de la Santé s'engage également à "sortir du dogme de la fermeture de lits". "Médecin hospitalier, j'ai connu les brancards dans les couloirs, ce n'est plus acceptable". Emmanuel Macron a promis vendredi, lors d'une visite à l'hôpital parisien de la Pitié Salpêtrière, de "mettre fin" à la "paupérisation" des personnels soignants et d'être "au rendez-vous". Un message accueilli avec prudence par les personnels, engagés dans une mobilisation inédite depuis des mois avant la crise du coronavirus pour obtenir davantage de considération et de moyens.

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