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Onze vaccins obligatoires chez l'enfant : les anti-vaccins dénoncent les "mensonges" du gouvernement

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu
Toulouse, France

Dès le 1er janvier 2018, le nombre de vaccins obligatoires chez le nourrisson passe de trois à onze. Comme à chaque fois dès qu'il s'agit de la vaccination, la mesure divise.

11 vaccins seront désormais obligatoires pour les enfants.
11 vaccins seront désormais obligatoires pour les enfants. © Maxppp - Franck Dubray

Cela fait partie des nouveautés de l'année 2018. Pour les enfants nés à partir du 1er janvier, le nombre de vaccins obligatoires passe de trois à onze. Au DT Polio (diphtérie, tétanos, poliomyélite) s'ajoutent désormais les vaccins contre les coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole, hépatite B, pneumocoque, méningocoque C, et grippe hémorragique (maladie de Pfeiffer).    

Depuis son annonce il y a quelques mois, la mesure provoque une levée de bouclier des anti-vaccins. Or, dans les faits, elle ne changera pas grand chose assure le corps médical. "Quand on explique que c'est le calendrier vaccinal normal qui recouvre les premières années de la vie jusqu'à environ 6 ans, les parents acceptent volontiers, puisqu'ils le faisaient jusqu'à présent", remarque Jean-Louis Bensoussan, vice-président de l'URPS médecins libéraux en Occitanie. En fait, ces vaccins n'étaient pas obligatoires mais conseillés. Résultat, ils étaient déjà administrés à la grande majorité des enfants (70%). 

Des inquiétudes autour des risques combinés de ces vaccins

Pour faire taire les détracteurs, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a rappelé qu'on avait 90 ans de recul sur l'utilisation des adjuvants dans les vaccins. "Elle ment!, s'insurge Sophie Guillot, fondatrice du collectif Ensemble pour une vaccination libre. L'Hexavalent [qui protège contre 6 maladies dont la dipthérie, la coqueluche et le tétanos] a été mis en circulation dans les années 2000 donc on n'a as 20 ans de recul. Pour le vaccin contre le pneumocoque, on n'a même pas 10 ans de recul, moins de 20 ans pour celui contre le pneumocoque. Quant au ROR [rougeole-oreillons-rubéole], il a été mis en service il y a 35 ans." Et ce qui inquiète avant tout la militante, c'est qu'aucune étude n'a encore été réalisée sur les effets combinés de ces vaccins sur le nourrisson. 

Eradiquer les maladies

Chez les défenseurs de la vaccination au contraire, on rappelle que les risques liés aux vaccins sont infimes comparés aux dangers des maladies qu'ils combattent. "Les maladies ne disparaissent pas, elles reviennent", souligne le professeur du CHU de Toulouse Patrice Massip. 

C'est valable par exemple pout la rougeole. Sur les cinq premiers mois de 2017, l'ARS d'Occitanie a relevé une centaine de cas. Cette maladie a encore provoqué dix décès en France ces dix dernières années, a expliqué la ministre Agnès Buzyn. "Ce ne sont pas dix enfants mais dix personnes dont l'âge moyen était de 23 ans, rétorque la militante anti-vaccins Sophie Guillot. En quoi est-ce une urgence épidémiologique pour toute la population de vacciner des nourrissons contre la rougeole ?"

Pas de sanction

Aucune sanction n'est prévue pour les parents récalcitrants. En revanche, les enfants non vaccinés n'auront pas accès à l'école, aux crèches ou encore aux colonies de vacances. Les premiers contrôles sont prévus dans cinq mois, à partir du 1er juin.

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