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Opération de dépistage express à Bègles, le maire demande à l'Etat plus de moyens sur les tests covid

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Par , France Bleu Gironde

88 enfants ayant été en contact avec un enfant positif au coronavirus ont été placés en isolement à la veille de la rentrée scolaire à Bègles (près de Bordeaux). Face aux difficultés des familles pour les faire tester, la ville de Bègles et l'ARS ont organisé un dépistage express.

Une opération exceptionnelle de dépistage covid s'est tenue jeudi 3 août au gymnase Paul Langevin de Bègles pour 40 enfants.
Une opération exceptionnelle de dépistage covid s'est tenue jeudi 3 août au gymnase Paul Langevin de Bègles pour 40 enfants. © Radio France - Solène de Larquier

D'un côté de la cour du complexe Langevin à Bègles, des élèves font du sport avec leur enseignant. De l'autre côté, un parcours a été fléché jusqu'au gymnase où est organisé un dépistage gratuit au coronavirus jeudi 3 septembre. "C'est une opération exceptionnelle" prévient d'emblée le maire. Après la découverte, le 27 août, d'un cas positif de COVID-19 chez un enfant ayant fréquenté le centre de loisir de Bègles (dont la saison s'était terminée deux jours plus tôt), l'ARS a dû remonter très vite la liste des cas contacts. Au total, 88 enfants sont placés en isolement. Les élèves de primaire ont été appelés vendredi 28 août par l'ARS et prévenus par la mairie que ces enfants ne pourraient pas faire la rentrée comme les autres. En revanche des couacs s'enchaînent pour les enfants entrant au collège : "Mon fils a eu le temps d'aller au collège, rencontrer son professeur principal puis on lui a dit de partir. Depuis on n'a pas de nouvelle du collège" explique une maman agacée. "La rentrée a été gâchée" renchérit une autre.

Les analyses de test saturées

Prérequis pour que les enfants puissent retourner à l'école : faire un test à la fin de la période de contagion, fixée au 3 septembre. Sauf que la moitié des familles n'ont pas réussi à obtenir des rendez-vous pour effectuer le test. "Notre médecin généraliste était en congé" explique un papa, "On a appelé trois labos, pas de rendez-vous avant le 10 septembre" soupire une maman. Face à ces difficultés, la ville de Bègles, soutenue par l'ARS, a contacté la fondation Bagatelle à Bordeaux qui a accepté de mettre à disposition un médecin infectiologue et un laboratoire a accepté de faire les analyses. "Nous avons pu monter ce dépistage grâce aux contacts notamment de l'un de nos élus, Jacques Raynaud, qui également médecin" explique le maire de Bègles, Clément Rossignol-Puech, avant de reprendre : 

On aura du mal à rééditer ce test à grande échelle. Je lance un appel à l'Etat pour mettre plus de moyens sur les tests et surtout les analyses." Clément Rossignol-Puech, maire de Bègles

Seuls les enfants sont considérés comme cas contact dans un premier temps, leurs familles n'ont donc pas accès au dépistage gratuit organisé par la mairie. "C'est la galère pour trouver un laboratoire pour mon mari et moi. Je suis libraire et lui infirmier libéral, on est donc tous les deux en contact avec du public et on aimerait savoir au plus vite si on est positif ou non" confie Marina, venue faire tester son fils. 

Des parents qui ont également dû s'organiser à la dernière minute pour garder leurs enfants durant cette période d'isolement. "Ça  va parce que je suis surveillant de nuit donc la journée je suis là, mais on s'inquiète de voir cette maladie entrer potentiellement dans le foyer, nous avons trois enfants" explique Didier. "De toute façon, tout le monde va finir par passer par cette période de quarantaine" reprend Marina. Une demi-heure plus tard, elle sort du gymnase avec son fils. "Ça chatouille et ça donne envie de pleurer mais ça va vite" affirme courageusement Joseph, impatient de recevoir le résultat "pour pouvoir aller à l'école comme les autres". Les résultats doivent tomber sous 48 heures. 

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