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Santé – Sciences

Pas d'embouteillage lié à la canicule aux urgences du CHU de Poitiers

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Par , France Bleu Poitou

La chaleur qui sévit depuis près d'un mois maintenant sur le Poitou ne provoque pas de suractivité au service d'urgence. Les pathologies liées aux fortes températures sont anecdotiques comparé à l'activité classique.

150 personnes passent aux urgences chaque jour au CHU de Poitiers
150 personnes passent aux urgences chaque jour au CHU de Poitiers © Radio France - Baudouin Calenge

Poitiers, France

Si les fortes chaleurs nous font parfois souffrir, les urgences elles ne sont pas débordées par des patients atteints de coup de chaleur. "Cela va peut-être concerner quatre à cinq personnes par jour sur les 140 à 150 passages par 24h" explique Matthieu Marchetti, le responsable médical du service. Pour autant, les personnes âgées souffrent elles de ces pics de chaleurs qui viennent s'ajouter à leurs pathologies. "Nous on les voit passer mais ce sont surtout les services de gériatrie qui sont les plus impactés" selon Matthieu Marchetti.

Pas d'embouteillage aux urgences

Le docteur Matthieu Marchetti, responsable médical des urgences au CHU de Poitiers - Radio France
Le docteur Matthieu Marchetti, responsable médical des urgences au CHU de Poitiers © Radio France - Baudouin Calenge

Contrairement à ce que peuvent vivre d'autres services d'urgence en France, à Poitiers l'organisation mise en œuvre permet aux médecins et au personnel soignant de faire face sans trop de difficulté. "On a une organisation qui permet de faire face à tout pic d'activité", explique Matthiieu Marchetti. "Les patients sont évalués à l'accueil par une une infirmière et un médecin et en fonction de leur pathologie", précise Edouard Magimel, médecin urgentiste. "Et selon le niveau de gravité, ils sont orientés en urgence vitale, en urgence tradionnelle ou en filière courte". C'est elle qui prend en charge ce qu'on appelle les petits traumatismes ou blessures légères. Et la force au CHU de Poitiers, c'est que cette filière courte est pourvue de suffisamment de médecins, internes et infirmiers. 

Des délais d'attente réduits de plus de moitié

Depuis la mise en œuvre de cette nouvelle organisation il y a plus de trois ans, "les délais d'attente sont passés pour les patients accueillis dans cette filière de 5-6 heures à 2-3 heures", explique Clément Senameau, infirmier aux urgences. Un plus pour tous les patients même si tempère le docteur Magimel, les patients sont impatients : "C'est un problème du 21è siècle, on veut être soigné tout de suite et être guéri tout de suite".