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Santé – Sciences

Pas de succès pour le vaccin contre la grippe dans les Pyrénées-Orientales

vendredi 10 novembre 2017 à 15:36 Par Stefane Pocher, France Bleu Roussillon

Le département des Pyrénées-Orientales est le plus mauvais élève de la région Occitanie. Le nombre de personnes vaccinées ne cesse de baisser chaque année. De quoi inquiéter les professionnels de santé. L'assurance-maladie et l'ARS ont décidé de prendre le problème à bras-le-corps.

ILLUSTRATION VACCIN GRIPPAL
ILLUSTRATION VACCIN GRIPPAL © Maxppp - SYLVIE CAMBON

Perpignan, France

Le département des Pyrénées-Orientales, est le plus mauvais élève de la région Occitanie, au niveau de la vaccination contre la grippe. L'hiver 2016-2017, 100 000 bons de prise en charge ont été envoyés aux personnes éligibles (les plus de 65 ans, les personnes ayant des pathologies chroniques notamment).

Le vaccin et l'injection sont gratuits pour ces personnes-là. Et pour pourtant, seulement 40 % des personnes à risques ont été vaccinées.

Le nombre de personnes vaccinées baisse chaque année. Moins 2 % l'an passé dans les Pyrénées-Orientales. Bien plus que la moyenne nationale. La situation est inquiétante pour les professionnels de santé.

Marylin Blasi, infirmiére au Service des Maladies Infectieuses et Tropicales à l'hôpital de Perpignan.

La grippe tue chaque année : 1000 morts l'hiver dernier

L'assurance-maladie des Pyrénées-Orientales a décidé d'agir, de sensibiliser le grand public : campagne de communication, table ronde avec des professionnels... C'était le cas mercredi à Saint-Paul-de-Fenouillet. Vaccination aussi à la maison de la santé de Latour-de-France.

Les raisons de cette désaffection sont multiples. La banalisation du vaccin contre la grippe, mais pas uniquement.

Aude DEIT responsable du pôle accompagnement santé sociale à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie

Les professionnels de santé tirent la sonnette d'alarme. Il y a une nécessité absolue d'agir dit l'Agence Régionale de Santé.

La grippe peut avoir des conséquences graves chez les personnes fragiles car elle peut aggraver une maladie chronique déjà existante, comme le diabète ou l'insuffisance cardiaque. Elle peut aussi provoquer des pneumonies.

L'an passé, 1469 personnes ont été admises en réanimation à cause de la grippe en France. 92 % de ces cas graves de grippe concernaient les personnes fragiles dont près des deux tiers n'étaient pas vaccinées.

La campagne de vaccination dure jusqu'à fin janvier 2018. Mais mieux vaut ne pas attendre précise l'Agence Régionale de Santé. L'hiver 2016-2017, les premiers cas de grippe sont apparus en novembre. Bien plus tôt que l'année précédente (février).

Actuellement une expérimentation est menée dans les régions Nouvelle-Aquitaine et Rhône Alpes Auvergne. Les pharmaciens ont l'autorisation de vacciner pendant trois ans. Ce n'est pas encore le cas ailleurs. Ce sera peut-être le cas d'ici trois ans.