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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 51 en orange

Pas ou peu d'hospitalisations liées au confinement au centre Georges Daumézon à Fleury-les-Aubrais

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Par , France Bleu Orléans

Y a-t-il eu un effet confinement sur la psychiatrie ? A priori non, si l'on en juge par les hospitalisations au centre Georges Daumézon à Fleury. Mais les CMP (centres médico-psychologiques) ont accueilli davantage de patients, pour des crises d'angoisse.

Le centre Georges Daumézon compte 240 lits en hospitalisation
Le centre Georges Daumézon compte 240 lits en hospitalisation © Radio France - François Guéroult

Le confinement a-t-il eu des conséquences d'un point de vue psychiatrique ? Même s'il faudra sans doute davantage de recul pour être catégorique, le traumatisme du confinement n'a pour l'instant pas entraîné d'hospitalisation au centre Georges Daumézon à Fleury-les-Aubrais. Certaines personnes ont certes très mal vécu la période du confinement, avec de véritables crises d'angoisse. Mais il s'agit plus de souffrance psychologique que de pathologie psychiatrique.

Davantage de consultations dans les CMP

Ce constat, c'est Pascal Gaillard, le directeur des soins à l'hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais qui le dresse. "Nous avons 240 lits, la durée moyenne d'hospitalisation s'élève à une vingtaine de jours, précise-t-il. Actuellement, tous les lits sont occupés, mais on ne peut pas y voir un effet traumatisme ou décompensation psychiatrique qu'aurait entraîné la période de confinement. Une hospitalisation liée à une crise elle-même liée au Covid-19, il peut y en avoir, mais c'est vraiment à la marge."

En revanche, un nouveau public s'est bien rendu, ces dernières semaines, dans les CMP, les centres médico-pychologiques : ce sont les 14 structures d'accueil décentralisées qui dépendent du centre Daumézon. Mais il s'agit plutôt de crises d'angoisses, explique Pascal Gaillard : "On a effectivement vu une nouvelle catégorie de personnes qui sont venues, mais qui n'ont pas de pathologie psychiatrique. Ce sont plutôt des problèmes d'angoisse dus à la période de confinement, qui nécessitent l'écoute de psychologues. Le phénomène est plus marqué dans les CMP ruraux, comme à Meung-sur-Loire et à Pithiviers, où l'isolement est peut-être plus douloureux à vivre.

Un poste de garde pérennisé à l'entrée du site

En revanche, le confinement aura eu des conséquences pour l'hôpital psychiatrique de FLeury, avec un "avant" et un "après". Le plus spectaculaire est la mise en place d'un poste de garde, avec des barrières, pour filtrer les entrées. Ce dispositif, indispensable au plus fort de la crise sanitaire, vient d'être pérennisé avec une équipe dédiée et un bâtiment tout neuf, car il permet de mieux gérer l'accueil mais aussi de lutter contre les trafiquants de drogue qui ciblent parfois les patients de l'établissement.

Un poste de garde et des barrières, désormais à l'entrée du centre Georges Daumézon de Fleury.
Un poste de garde et des barrières, désormais à l'entrée du centre Georges Daumézon de Fleury. © Radio France - François Guéroult

"L'idée de ce poste de garde était dans les tuyaux avant la crise sanitaire, commente Pascal Gaillard. C'est vrai qu'on tourne ainsi la page d'une certaine idée de la psychiatrie, lancée dans les années 70, où on considérait qu'il fallait ouvrir le plus possible l'établissement à l'extérieur, qu'il n'y ait plus de barrières ni de grillages. Certains verront cela comme un retour en arrière, mais il fallait s'adapter à l'évolution de la société en matière de sécurité et aussi empêcher la venue de personnes indésirables sur le site, dont des vendeurs de produits illicites."

Autre "héritage" de la période de confinement, l'hôpital psychiatrique de Fleury va continuer à développer les visites à domicile et les contacts téléphoniques avec les patients, pour mieux prévenir les ruptures de soins qui entraînent parfois les hospitalisations. Cette politique a d'ailleurs permis, pendant le confinement, de maintenir le contact avec 95% des quelque 16 000 patients suivis par le centre Georges Daumézon.

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