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L'entreprise toulousaine Flash Therapeutics veut lancer un vaccin anti-covid

L’entreprise toulousaine Flash Therapeutics vient d’obtenir un financement public d’1,5 millions d’euros pour produire rapidement un vaccin à ARN anti-Covid d'origine biologique. Entretien avec Pascale Bouillé, ancienne chercheuse, aujourd'hui à la tête de cette entreprise.

Pascale Bouillé, directrice générale de Flash Thérapeutics à Toulouse.
Pascale Bouillé, directrice générale de Flash Thérapeutics à Toulouse. - DR Flash Thérapeutics

Pascale Bouillé a créé et préside la société Flash Therapeutics (initialement Vectalys), à Rangueil. Avant ça, cette scientifique a travaillé comme chercheuse à l'institut Pasteur dans l'équipe de Luc Montagnier sur le VIH. Elle a aussi travaillé sur le cancer. En 2005, elle crée son propre laboratoire à Toulouse parce qu'elle veut travailler sur les gènes. Aujourd'hui, son entreprise qui emploie une quarantaine de personnes, veut lancer un vaccin ARN anti-Covid made in Toulouse. Elle était l'invitée de France Bleu Occitanie ce vendredi, interview.

RÉÉCOUTEZ - Pascale Bouillé, présidente et fondatrice de Flash Therapeutics

On aura bientôt un vaccin contre le Covid made in Toulouse ?

On n'est pas les seuls à vouloir faire un vaccin en France, en tout cas on est les seuls à faire un vaccin ARN pour lutter contre ce type de maladies infectieuses, contre le Covid et contre d'autres infections. Il faut continuer à développer des vaccins et en particulier des vaccins ARN.

L'ARN ça veut dire qu'on injecte une séquence codée qui envoie des instructions contre le Covid à l'organisme. Quelles différences avec les vaccins Pfizer et Moderna ?

Notre différence, c'est qu'on a le même ARN mais il est emballé différemment. Le vaccin de Pfizer est emballé dans des lipides qui sont synthétisés chimiquement et l'ensemble est une particule chimique. Alors que nous, l'ARN est emballé dans une membrane cellulaire de cellule humaine, c'est pour ça qu'on dit que c'est un procédé biologique.

C'est meilleur pour l'organisme d'avoir un ARN biologique ?

Oui, on peut imaginer que c'est plus efficace parce qu'il n'est pas reconnu comme un corps étranger. On peut penser qu'on aura une réponse mémoire plus importante. 

C'est plus cher d'utiliser une technique d'origine naturelle ? 

Aujourd'hui, c'est encore difficile à estimer. Pour estimer le coût il faut connaître le nombre de patients. C'est pas du tout le même coût quand on produit pour une pandémie ou pour quelques patients. Mais on espère quand même que les prix seront inférieurs. 

Est-ce que cet ARN d'origine naturelle est efficace ?

Oui, on l'a déjà testé sur l'animal, il est efficace. Maintenant il faut continuer. On était chez le petit animal, il faut passer au gros animal et il faut surtout développer des capacités de production qui correspondent aux besoins actuels. 

Vous venez de décrocher une aide de l'État d'1,5 millions d'euros. Est-ce que ça va suffire à développer votre vaccin ?

Non, ça ne va pas suffire ! Les investissements privés que l'on fait à côté sont beaucoup importants mais c'est un premier signe de l'État. L'État français, la Bpi, on a eu beaucoup de mal à bouger sur ces nouvelles technologies donc c'est un premier signe.

Comment vous expliquez que la recherche soit si mal financée en France ?

Elle est mal financée parce qu'on n'a pas vraiment confiance dans la recherche en France comme d'autres pays et pour faire de l'innovation, il faut avoir confiance dans les chercheurs et aujourd'hui notre monde est plutôt gouverné par des cabinets de finances et il n'y a pas beaucoup de chercheurs parmi tous ces gens. Il faut remettre les chercheurs en première ligne, il faut mettre les petites entreprises et les biotechs en première ligne. 

Votre vaccin sera produit l'an prochain mais d'ici là, nous serons tous vaccinés ?

On le souhaite, mais il y a des variants. Et surtout, il y aura possiblement d'autres infections. Ces vaccins, il faut les faire aussi dans des stratégies anti-cancer [...]. Il faut être sur la crise actuelle, prévenir les prochaines [...] pour ne pas revivre des crises sur un an.

Il va s'appeler comment votre vaccin ? 

Pour l'instant, la technologie s'appelle LentiFlash, on n'a pas encore donné un nom particulier. On a pensé à d'autres choses, mais j'attends pour vous le dévoiler.

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