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Dossier : Coronavirus Covid-19

Patrick Pelloux : "En cas d'épidémie, les conséquences seraient très difficiles pour les Franciliens"

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Alors que le coronavirus est aux portes de la France, la perspective d'une épidémie chez nous est de moins en moins farfelue. L'urgentiste Patrick Pelloux craint les conséquences si un foyer venait à se déclarer en région parisienne. Il redoute surtout un engorgement des hôpitaux.

Le médecin urgentiste redoute qu'une éventuelle épidémie de coronavirus surcharge des hôpitaux déjà en surchauffe.
Le médecin urgentiste redoute qu'une éventuelle épidémie de coronavirus surcharge des hôpitaux déjà en surchauffe. © Maxppp - Marc Ollivier

Après le confinement depuis dimanche de onze communes du nord de l'Italie, la France se prépare à une éventuelle épidémie de coronavirus. Les professionnels de santé sont sur le pont, explique lundi sur France Bleu Paris le médecin urgentiste Patrick Pelloux. 

"On fait le maximum, tous les cas suspects sont détectés, repérés, grâce au Samu ou aux urgences. Nous avons des prélèvements quasiment immédiats pour savoir si une personne est atteinte du coronavirus". D'après le ministre de la Santé Olivier Véran, les hôpitaux de Paris sont actuellement en mesure de réaliser 400 tests chaque jour. Mais les soignants surveillent la situation mondiale avec une pointe d'appréhension.

Annuler le Marathon de Paris ?

"Ce qui est inquiétant, c'est que l'épidémie est en train de se répandre beaucoup plus vite que ce qu'on pensait. Il y a l'Italie, l'Iran, Israël, le Liban... Si jamais nous avions ne serait-ce qu'un foyer en Ile-de-France cela aurait évidemment des conséquences assez difficiles à vivre pour les Franciliennes et les Franciliens, pour l'instant on n'en est pas là mais quand on voit ce qui se passe en Italie c'est vrai qu'il y a des questions qui se posent. Est-ce qu'il faut maintenir le marathon de Paris, le semi-marathon de Paris ? Ce sont des choses qui vont être décidées assez rapidement.

Le médecin parisien rappelle qu'en cas de rhume, il faut prendre sa température. Si on a de la fièvre et qu'on est un sujet à risque parce l'on s'est rendu en Chine ou en Corée du Sud, ou que l'on a croisé un malade, alors on peut contacter le 15.

"Je suis terriblement inquiet"

Patrick Pelloux est bien placé pour savoir qu'une crise sanitaire pourrait mettre à mal des hôpitaux déjà grandement fragilisés. "Les hôpitaux ont été laminés financièrement au cours des dernières années, du coup trouver du personnel ou trouver de la place ce ne sera pas facile. La mobilisation des hôpitaux si jamais y'a une grande épidémie, je n'ai pas la réponse mais je suis terriblement inquiet parce que déjà que le quotidien on y arrive pas, alors si on a une épidémie et qu'on doit multiplier par dix les arrivées, je ne sais pas comment on va faire".

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