Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 51 en orange
Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Pendant le confinement, Lubrizol à Rouen continue son grand nettoyage

Des riverains de l'usine chimique Lubrizol, à Rouen, se sont plaints ces derniers jours d'odeurs nauséabondes d'hydrocarbures. L'entreprise a redémarré le 24 mars dernier ses opérations de nettoyage sur la zone incendiée et explique que l'objectif est justement de réduire ces odeurs.

Lubrizol a entrepris un grand nettoyage de la zone incendiée le 26 septembre 2019.
Lubrizol a entrepris un grand nettoyage de la zone incendiée le 26 septembre 2019. © Radio France - Antoine Sabbagh

"Le confinement n'est déjà pas évident à vivre. Si en plus on doit supporter ces odeurs, ce n'est pas vivable!" Comme Marie Laure, de nombreux habitants de la métropole rouennaise (particulièrement Petit-Quevilly, la rive gauche de Rouen, Canteleu et Déville-lès-Rouen) se plaignent depuis plusieurs jours d'odeurs d'hydrocarbures pestilentielles, émanant de l'usine Lubrizol. Avec en corollaire des maux de tête, des picotements, des irritations, de la toux ou des nausées. 

Certains ont fait remonter ces odeurs sur le site ODO - Grand Public, un outil de signalement de nuisances olfactives mis en place par Atmo, l'association qui surveille la qualité de l'air. Plusieurs riverains se sont donc réjoui ce vendredi matin en recevant un communiqué d'Atmo Normandie. Il annonçait l'interruption des opérations de nettoyage entreprises par Lubrizol sur la zone incendiée le 26 septembre dernier. En réalité, le message datait de la veille et l'entreprise a cessé seulement une partie de ses travaux ce jeudi.

Dans son [communiqué](http://www.atmonormandie.fr/Actualites/(id)/4663/(Actu), Atmo Normandie  explique que les odeurs fortement ressenties sont dues à la météo de ces derniers jours, marquée par des vents faibles et des températures élevées, en altitude notamment. "Accompagnés d’une absence de vent, ces phénomènes empêchent la bonne dispersion/dilution des polluants en les bloquant dans une couche de basse atmosphère", peut-on lire sur son site internet. 

Selon Lubrizol, les odeurs sont plus difficiles à supporter à cause du confinement 

De son côté, Lubrizol confirme le nettoyage en cours, ajoutant que "l'objectif principal est précisément de réduire ces odeurs". L'entreprise a terminé cette semaine de racler les voiries souillées par les hydrocarbures (une surface de près de 4 000 m²). Elle va désormais les nettoyer au jet haute pression durant environ trois semaines.  Lubrizol a commencé également à installer un film isolant (un solvant à base d'eau) destiné à recouvrir les deux bâtiments incendiés, dans l'espoir de confiner les odeurs. Le chantier devrait prendre là encore trois à quatre semaines. Voilà pourquoi il est nécessaire, selon l'entreprise, de continuer ces travaux de nettoyage pendant le confinement

Pour Lubrizol, c'est aussi le fait de devoir rester chez soi qui entraîne une hausse des plaintes de la part des riverains. Les plus gros pics de signalement se situent d'ailleurs, selon la direction, dans des périodes où le chantier était arrêté.  Lubrizol rappelle aussi que deux olfacteurs sont mobilisés à plein temps dans l'équipe pour atténuer les nuisances. Et invite les riverains à consulter régulièrement le site Allo Industrie (mis en place par la Métropole de Rouen) pour s'informer de l'avancée du chantier. 

Lubrizol n'exclut pas non plus que ces odeurs d'hydrocarbures proviennent du voisinage, faisant allusion sans le nommer au transporteur Normandie Logistique, également touché par l'incendie. Marie-Laure, qui habite derrière l'usine, ne peut elle s'empêcher d'être inquiète : "Ils nettoient, on ne sait pas avec quoi. On ne sait pas ce qu'on respire. On est quand même plus fragilisé [depuis l'incendie]. Peut être qu'on sera plus atteint par rapport au COVID-19."  Le traumatisme est encore bien vivace.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess