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Santé – Sciences

Pénurie d'aides à domicile en Bourgogne-Franche-Comté

Comme partout en France, les structures d'aides à domicile peinent à recruter en Bourgogne-Franche-Comté, à cause d'un manque d'attractivité. Environ 750 postes à temps partiel restent vacants dans la région, dont 80 en Nord Franche-Comté selon les professionnels du secteur.

A partir de 70 ans, une personne qui emploie une aide à domicile est exonéré de la quasi-totalité des cotisations patronales
A partir de 70 ans, une personne qui emploie une aide à domicile est exonéré de la quasi-totalité des cotisations patronales © Radio France - Jean-françois Frey

Bourgogne-Franche-Comté, France

Alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale est présenté ce mercredi en Conseil des ministres, les structures d'aides à domicile en Bourgogne-Franche-Comté lancent un appel au secours. Comme partout en France, elles ont des difficultés à recruter.

Dans la région, environ 750 emplois à temps partiel restent vacants, dont 80 en Nord Franche-Comté, selon les professionnels du secteur.

Manque de reconnaissance

Le métier est boudé, à cause notamment de conditions de travail difficiles et d'un salaire jugé insuffisant. "Je pense que c'est par rapport au manque de reconnaissance, témoigne Pascale Bonnot, aide à domicile à "Arc-en-ciel services.", structure basée à Beaucourt (Territoire de Belfort). On n'en parle pas assez. On est pas assez rémunérées, c'est le SMIC. Et le souci c'est qu'on change de personnes, alors il faut se réadapter." 

Pourtant, Pascale Bonnot dit aimer son métier : "J'aime bien aider les personnes, leur rendre service. Une dame qui n'avait pas trop le moral, quand elle m'a vue, ça allait mieux. Des fois ils ne voient que nous dans la journée."

"Arc-en-ciel services" emploie entre 35 et 40 aides à domicile. Il en faudrait environ 5 de plus pour répondre aux besoins. 

Moins d'interventions à domicile

Résultat : cette structure, comme beaucoup d'autres, est obligée de réduire ses interventions au domicile des personnes âgées. "Nous avons une baisse de 7% de notre niveau d'activité à fin août par rapport à l'année dernière, explique Denis Schultz, directeur du "pôle personnes âgées" de la fondation "Arc-en-ciel". On assure les cas les plus lourds, mais les interventions plus légères comme le ménage ou une aide au lever et au coucher qui peuvent être reportées ou supprimées le sont, on a juste personne pour faire le travail." 

Le directeur évoque une "grande souffrance" pour le personnel lors de l'annonce aux familles. "Les familles n'ont pas cette information, ajoute Sandrine Pedrotti, responsable de service. Elles poussent notre porte mais ne savent pas qu'on est saturés. Donc elles repartent déçues quand on leur répond qu'on ne pourra pas répondre à leur demande."

Le secteur de l'aide à domicile est sinistré depuis plusieurs années — Denis Schultz, de la Fondation "Arc-en-ciel"

Une lettre aux parlementaires de la région

Le budget de la sécurité sociale pour 2020 sera débattu au Parlement dès le 20 octobre, et le projet de loi "Autonomie et grand âge" présenté en Conseil des ministres en décembre. 

Dans ce contexte, les acteurs du secteur privé à but non lucratif, qui regroupent par exemple les Ehpad ou les structures d'aide à domicile, ont envoyé récemment une lettre ouverte à tous les députés et sénateurs de Bourgogne-Franche-Comté. Ils leur demandent de voter plus de financements. Le prochain budget de la sécurité sociale prévoit 50 millions d’euros alloués au secteur de l’aide à domicile.

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