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Santé - Sciences

Pénurie de médicament : la colère de la fille d'un patient atteint d'un cancer de la vessie

Près du Havre, la fille d'un patient atteint d'un cancer de la vessie va porter plainte contre le ministère de la santé et le laboratoire Medac. Son père n'a pas accès à son traitement car il est en rupture de stock. Le laboratoire explique que la fin de la pénurie est proche.

Le BCG Thérapie est un traitement pour le cancer de la vessie, produit par le laboratoire Médac - image issue du site du laboratoire
Le BCG Thérapie est un traitement pour le cancer de la vessie, produit par le laboratoire Médac - image issue du site du laboratoire

Les pénuries de médicaments en France, c'est une réalité. A Harfleur, près du Havre, un patient atteint d'un cancer de la vessie n'a pas accès à son traitement, BCG thérapie. Sa fille va porter plainte. Ce médicament est en rupture de stock depuis l'arrêt de fabrication cet été par le laboratoire Sanofi-Pasteur, un arrêt de fabrication programmé car Sanofi-Pasteur l'avait annoncé dès 2014. 

Désormais, seul un laboratoire, Médac, fournit le marché français. Pour faire face au "trou d'air" du moment  l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) précise que le laboratoire ne délivrera que quelques doses à des patients triés en fonction de critères liés à leur maladie.

"Je trouve ça révoltant"

ECOUTEZ Le témoignage de Stéphanie, son père attend son traitement depuis 3 mois

On est en France, on est normalement dans un pays où on a de l'argent pour payer les médicaments

Depuis que la pharmacie de l'hôpital Monod l'a informée de ce tri des patients pour avoir accès au traitement, Stéphanie Dacher ne décolère pas. Elle passe ses jours à se renseigner, à appeler le laboratoire, son avocate, l'oncologue, à préparer une pétition à afficher dans les commerces de son quartier. "Je trouve ça révoltant, j'essaie de frapper à toutes les portes, dénonce-t-elle. On est en France, on est normalement dans un pays où on a de l'argent pour payer les médicaments."

Pour que son père ait accès au traitement à coup sur,  il lui faudrait 34 points, des points obtenus en fonction d'une grille établie par l'ANSM. "Ils se basent sur la taille de la tumeur, le nombre, c'est inadmissible, s'insurge Stéphanie. Quand bien même il rentrerait dans les cases, il aurait un traitement un incomplet soit deux fioles sur six."

Stéphanie Dacher a décidé de porter plainte contre le laboratoire Medac et le ministère de la santé - Radio France
Stéphanie Dacher a décidé de porter plainte contre le laboratoire Medac et le ministère de la santé © Radio France - Amélie Bonté

Sans traitement, le cancer du père de Stéphanie continue son évolution... actuellement au stade 2. Démunie, elle a décidé de porter plainte contre le laboratoire Médac et le ministère de la Santé.

Les explications du laboratoire Médac

Le laboratoire Médac explique qu'avant 2012, il ne vendait pas ce traitement BCG Thérapie, en France. Depuis l'arrêt programmé par Sanofi-Pasteur, il a dû palier le manque de médicaments en investissant notamment dans un processus de fabrication, qui en plus s'avère être assez long. Il faut neuf mois entre le lancement de la fabrication et son aboutissement. "C'était une vraie difficulté pour nous d'absorber les quantités autrefois fournies par Sanofi-Pasteur, explique par ailleurs le laboratoire. Dès 2016, Médac a investi dans des nouveaux ateliers et du matériel".

ECOUTEZ Pascal Joly, directeur général et pharmacien responsable du laboratoire Médac

Contactée, l'ANSM ne nous a pas répondu. Le cancer de la vessie touche entre 12  et 14 000 personnes par an en France.

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