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PHOTOS - Au cœur d'un exercice d'urgence dans un bloc opératoire de la clinique Pasteur d'Essey-lès-Nancy

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Plusieurs fausses situations d’extrême urgence étaient organisées sous forme de scenarii ce samedi 23 janvier dans l'un des blocs opératoires de la clinique Pasteur d'Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle). L'objectif est de former le personnel soignant à la gestion de crise.

L'exercice se déroule dans un bloc opératoire à la clinique Pasteur d'Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle)
L'exercice se déroule dans un bloc opératoire à la clinique Pasteur d'Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) © Radio France - Romain Berchet

C'est presque une matinée normale pour la vingtaine de médecins, chirurgiens, anesthésistes et aides-soignantes de la clinique Pasteur d'Essey-lès-Nancy. Tout est normal ce samedi 23 janvier dans l'un des blocs opératoires situés au sous-sol du bâtiment à une exception : le patient sur le lit est un mannequin

Plusieurs fausses situations d’extrême urgence étaient organisées sous forme de scenarii ce samedi matin. Des interventions d'un quart d'heure en moyenne avec l'apparition d'un incident provoqué par les formateurs. L'idée est de voircomment les équipes réagissent mais surtout effectuer un important retour avec elles pour éviter tout type de problème dans les conditions réelles. 

"Première intervention, c'est un abcès sur une plaque de clavicule posée il y a 15 jours." Les contours du premier scénario sont donnés par le docteur Gilles Choley. Les participants aux exercices sont expérimentés, certains ont une dizaine d'années de carrière derrière eux. Les informations sur le patient sont transmises au dernier moment lors du briefing.

Un bloc opératoire utilisé pour la formation des soignants de la clinique Pasteur d'Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Un bloc opératoire utilisé pour la formation des soignants de la clinique Pasteur d'Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) © Radio France - Romain Berchet

"Comme dans la vraie vie"

Pendant l'exercice, les formateurs peuvent provoquer un incident à tout moment grâce à une petite régie située à l'extérieur du bloc. "Je peux monter la pression artérielle par exemple d'un simple clic de souris", explique Gilles Choley. Un événement imprévu pour analyser la réaction des soignants du bloc. 

Après quelques minutes d'explications, vient le temps des derniers conseils aux soignants : "surtout verbalisez bien ce que vous faites avec l'anesthésiste et vraiment vous agissez comme dans la vraie vie. Vous n'aurez peut-être pas vos habitudes", lance Thierry Quesnel, médecin anesthésiste-réanimateur en charge de l'exercice.

La régie permet de modifier à tout moment la tension ou les réactions du mannequin placé au bloc opératoire à la clinique d'Essey-lès-Nancy
La régie permet de modifier à tout moment la tension ou les réactions du mannequin placé au bloc opératoire à la clinique d'Essey-lès-Nancy © Radio France - Romain Berchet

Prendre le temps

Puis vient le huis clos du bloc opératoire où seule l’entraide et le travail d'équipe compteront face aux imprévus. À l'image des nombreuses interventions quotidiennes, rien ne sortira de ces quelques mètres carrés où se jouent parfois la vie des patients. 

Un long débriefing suivra la fin du scénario. "Avec l'importante activité depuis un an, là nous prenons un peu de temps", souligne Christophe Baillet. Le directeur de la clinique Pasteur d'Essey-lès-Nancy insiste sur l'utilité de ces travaux de groupe : "Souvent au bloc, on ne voit pas ses collègues en action. Là, on peut analyser les gestes, les attitudes des uns et des autres dans l'optique de savoir gérer ces moments de crises lorsqu'ils arrivent vraiment. Au quotidien, nous ne prenons pas le temps d'échanger."

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