Santé – Sciences

Pierre Gouillard, membre de l'ADMD de Gironde : "Je veux avoir le droit de décider de ma fin de vie"

Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde mercredi 11 juin 2014 à 10:46

Pierre Gouillard dans le studio de France Bleu Gironde
Pierre Gouillard dans le studio de France Bleu Gironde © Radio France

Le procès Bonnemaison ouvre ce mercredi devant la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau. Invité de France Bleu Gironde, ce Girondin qui a dû subir il y a quelques années une grave opération milite depuis pour le droit des patients de décider de leur fin de vie. Il estime qu'il faudrait dans chaque famille écrire noir sur blanc ce que l'on souhaite avant que ne survienne l'incapacité.

Pierre Gouillard est membre de l'ADMD (Association pour le droit à mourir dans la dignité) en Gironde et fait partie de ceux qui acceptent de soutenir haut et fort Nicolas Bonnemaison, jugé à partir de ce mercredi pour "empoisonnement" de sept personnes âgées en fin de vie, entre mars 2010 et juillet 2011, alors qu’il dirigeait une unité du service des urgences de l’hôpital de Bayonne. Depuis qu'il a lui-même été confronté à une délicate opération, il milite pour le droit à décider de sa fin de vie pour chaque patient.

"La loi Léonetti a été faite par des médecins et pour des médecins: elle met totalement le patient de côté." — Pierre Gouillard

Il espère que le procès Bonnemaison qui s'est ouvert ce matin à Pau relancera le débat et permettra à la France de légaliser le suicide assisté comme d'autres pays l'ont déjà fait.

"La France a un retard considérable notamment à cause du poids des religions." — Pierre Gouillard

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Pierre Gouillard: "La France a un retard considérable"

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