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Santé - Sciences

Plan d'urgence pour les hôpitaux : "ce n'est qu'une bouée de sauvetage"

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Par , France Bleu Pays Basque

Pour le directeur du Centre hospitalier de la Côte Basque, le plan du gouvernement permettra de repartir "sur de nouvelles bases", mais nécessitera d'autres mesures.

Michel Glanes estime que le plan permettra de redonner de l'optimisme, mais qu'il faudra sûrement de nouvelles mesures
Michel Glanes estime que le plan permettra de redonner de l'optimisme, mais qu'il faudra sûrement de nouvelles mesures © Radio France - Andde Irosbehere

Bayonne, France

Le gouvernement a annoncé son plan d'urgence pour l'hôpital.  1,5 milliards d'euros sur 3 ans, avec toute une batterie de mesures : reprise d'un tiers de la dette des établissements, ou encore des primes pour les agents qui travaillent en Ile-de-France ou les personnels en gériatrie. Des mesures "largement insuffisantes", dénoncent unanimement les 5 syndicats de l'hôpital de Bayonne.

Un plan qui n'a pas complètement convaincu non plus Michel Glanes, le directeur du centre hospitalier de la côte basque. "Ce n'est qu'une bouée de sauvetage. L'hôpital était dans une logique de décroissance, sur ses recettes, sur ses lits, sur son personnel"... "Grâce à la suppression de la baisse des tarifs, on va nous donner, on l'espère, une meilleure rémunération de notre activité et ça peut permettre de créer des postes, de desserrer l'étau de la masse salariale dans les hôpitaux".

Mais, sur la question de la revalorisation des métiers, la reconnaissance du travail,"le plan est relativement léger." ... "Les carrières en général sont mal rémunérées, en particulier celles des premiers grades des agents de service hospitalier et des aides soignants." ... "Le plan porte sur des accompagnements en terme de primes, on peut comprendre que ça ne satisfasse pas les partenaires sociaux. Pour autant ceux qui vont toucher ces primes vont avoir à la fin de leur mois une rémunération supplémentaire."

Pour Michel Glanes, le plan est "très sélectif". "La bouée de sauvetage, elle permet déjà d'éviter de couler. La plupart des hôpitaux sont en difficulté; je pense que ça redonne un peu d'optimisme et une nouvelle trajectoire, qui rompt avec cette logique de décroissance. Pour autant il faudra d'autres mesures à l'avenir pour remettre l'hôpital sur les rails."

160 millions d'euros de dette

Michel Glanes salue par ailleurs l'annonce de la reprise d'une partie de la dette, précisant que l'établissement bayonnais "est très endetté" : "Nous portons encore très largement les effets de la restructuration de l'hôpital. La dette a été de 250 millions d'euros en 2010. Aujourd'hui, nous en sommes à 160 millions d'euros de remboursements d'emprunts qui vont durer jusqu'en 2049. C'est un hôpital qui est endetté à hauteur de 60%, c'est au dessus de la moyenne nationale."

(Ré)écoutez l'interview complète de Michel Glanes, il était l'invité de la rédaction de France Bleu Pays Basque ce jeudi matin :

Michel Glanes, le directeur du Centre hospitalier de la côte basque, invité de France Bleu Pays Basque

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