Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : ce qu'il faut retenir des nouvelles annonces d'Edouard Philippe devant le Sénat

-
Par , France Bleu
France

Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé ce lundi devant le Sénat son plan pour faire redémarrer le pays à partir du 11 mai. "La vie économique doit reprendre impérativement et rapidement" a insisté le chef du gouvernement. Une aide spécifique de 200 euros est prévue pour 800.000 jeunes.

Le Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemble nationale (photo d'illustration).
Le Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemble nationale (photo d'illustration). © Maxppp - LUDOVIC MARIN / POOL

Après l'avoir soumis aux députés le 28 avril, Edouard Philippe a présenté aux sénateurs son plan national de déconfinement ce lundi. Le Premier ministre a notamment annoncé une aide pour les jeunes les plus précaires. Le Sénat, à majorité de droite, n'a pas validé la stratégie du gouvernement à 89 voix contre 81 et 174 abstentions, avec une abstention "massive" des élus LR et un vote contre des groupes socialiste et communiste. Ce vote, comme celui de l'Assemblée nationale, a surtout une valeur symbolique et pas d'impact sur la sortie du confinement, prévue à partir du 11 mai.

Une aide pour les "jeunes précaires"

Le Premier ministre a annoncé une aide de 200 euros pour 800.000 "jeunes précaires ou modestes de moins de 25 ans". "En raison du confinement, les restaurants universitaires ont fermé, beaucoup de jeunes ont perdu les emplois dont ils ont besoin pour se nourrir et payer leurs loyers, certains jeunes se sont retrouvés dans une situation que je sais dramatique", a-t-il justifié. "Nous avons donc décidé de verser une aide de 200 euros à 800.000 d'entre eux", a-t-il ajouté. 

"Cette somme sera versée début juin aux étudiants ayant perdu leur travail ou leur stage et aux étudiants ultramarins isolés qui n’ont pas pu rentrer chez eux. Elle sera versée mi-juin aux jeunes de moins de 25 ans, précaires ou modestes, qui touchent des APL."

La fermeture des écoles, une "catastrophe" pour les enfants vulnérables

La fermeture des écoles "est une catastrophe pour les plus vulnérables des enfants et des adolescents" et le décrochage scolaire "probablement une bombe à retardement", a souligné le Premier ministre. "Cinq mois de décrochage scolaire, pour des dizaines de milliers de jeunes, c'est probablement une bombe à retardement", a insisté Edouard Philippe, en rappelant le plan de "réouverture très progressive des maternelles et de l'école élémentaire à compter du 11 mai, partout sur le territoire et sur la base du volontariat", et à partir du 18 mai pour des collèges dans les départements en vert, peu touchés par le virus.

Masque obligatoire pour les collégiens si la distanciation ne peut être respectée

Le masque ne sera finalement obligatoire pour les collégiens que si les règles de distanciation sociale ne peuvent être respectées, a, en outre, indiqué le Premier ministre. Il avait annoncé la semaine dernière devant l'Assemblée nationale que le masque de protection serait obligatoire pour les collégiens dans tous les cas.

"Pas de stocks cachés" de masques

"Il n'y a jamais eu de stocks cachés" de masques par les entreprises de la grande distribution, a assuré Edouard Philippe, alors que les ordres nationaux de plusieurs professions médicales ont poussé un coup de gueule le 30 avril, en apprenant que plus de 400 millions de masques chirurgicaux seraient vendus dans les grandes surfaces à partir de ce lundi 4 mai au prix plafonné de 0,95 centimes. 

Le Premier ministre aévoqué un "malentendu" qui a "échauffé quelques esprits peut-être en mal de polémique". "Il n'y a jamais eu de stocks cachés : il y a eu des commandes massives, et il faut un certain temps avant qu'elles se concrétisent", a expliqué le chef du gouvernement. "L'Etat, les collectivités, les entreprises, la grande distribution travaillent main dans la main pour que les masques soient accessibles à tous, sur tout le territoire à partir du 11 mai", a-t-il assuré.

Possible reprise des offices religieux le 29 mai

Le gouvernement est "prêt à étudier" la reprise des offices religieux le 29 mai au lieu de la date du 2 juin précédemment établie a annoncé le chef du gouvernement. "J'entends le désarroi des croyants, privés de rassemblements et de célébrations", a déclaré Edouard Philippe. "Beaucoup de cultes ont fait des propositions, pour concilier le déroulement de leurs réunions avec les exigences de distanciation physique", a-t-il rapporté.

"Je sais que la période du 29 mai au 1er juin correspond, pour plusieurs cultes, à des fêtes ou à des étapes importantes du calendrier religieux", a souligné le Premier ministre,  "c'est pourquoi, si la situation sanitaire ne se dégrade pas au cours des premières semaines de levée du confinement, le gouvernement est prêt à étudier la possibilité que les offices religieux puissent reprendre à partir du 29 mai", a-t-il ajouté.  

La limite à 20 personnes des cérémonies funéraires reste en vigueur, avait annoncé le gouvernement la semaine dernière. Les lieux de culte sont ouverts durant le confinement.

Le conseil scientifique saisi pour statuer sur l'installation des conseils municipaux rapidement

Pour permettre  l'installation des conseils municipaux élus et la réunion des conseils communautaires, le Premier ministre saisi le conseil scientifique. "Je remettrai un rapport au Parlement dans les plus brefs délais qui permettra de dire si, et surtout quand, cette installation est possible pour des conseils municipaux qui, dans l'immense majorité des 30.000 communes concernées, ne comptent en général pas plus de 15 membres".

_"S'agissant du deuxième tour, je crois qu'il faut encore attendre un peu. Je remettrai au Parlement,_au plus tard le 23 mai, comme la loi l'impose, le rapport qui déterminera s'il peut avoir lieu en juin."

Maintien des interdictions d'arrivée en Outremer "au-delà du 11 mai"

Les interdictions d'arrivée dans les territoires d'Outremer seront maintenues "au-delà du 11 mai" avec "obligation de quatorzaine", mais qu'un point d'étape serait effectué "début juin" sur ces mesures qu'il a reconnues "très contraignantes". "Seules les personnes ayant des motifs familiaux ou professionnels impérieux ou une obligation de santé pourront se rendre outremer" et elles "demeureront soumises à l'obligation de quatorzaine", a précisé Edouard Philippe.

La levée du confinement est reportée sur l'île de Mayotte où le coronavirus continue de circuler "activement" a également annoncé le Premier ministre, invoquant la nécessité d'éviter la saturation des hôpitaux déjà très sollicités. Un "point" sera fait le 14 mai "pour envisager l'assouplissement du confinement et en particulier le retour à l'école primaire le 18 mai".

"Tous nos territoires ne progresseront pas au même rythme" a rappelé le chef du gouvernement qui prévoit que "le rythme et les modalités du déconfinement s'adaptent aux spécificités des territoires."

Après une première phase de déconfinement le 11 mai, une nouvelle étape s'ouvrira le 2 juin pour trois semaines, avec de nouvelles mesures qui dépendront du niveau de l'épidémie. 

-
- © Visactu - -
Choix de la station

À venir dansDanssecondess