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Santé – Sciences

Plan de refondation des urgences : comment ça va se passer en Auvergne-Rhône-Alpes ?

L'Agence Régionale de Santé d'Auvergne-Rhône-Alpes ne sait pas encore quel montant sur les 750 millions d'euros débloqués par le gouvernement lui sera accordé pour mettre en place le plan de refondation des urgences. Mais son directeur général estime que la région dispose déjà de plusieurs atouts.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - Nathalie De Keyzer

Auvergne-Rhône-Alpes, France

Il y a le SAS, un nouveau “service d’accès aux soins” unique en ligne ou par téléphone pour orienter les patients vers les professionnels de santé en amont des urgences. Il y a également la systématisation du tiers payant dans le cadre des gardes libérales, ou encore des médecins de garde près des urgences, et une meilleure gestion des lits disponibles... Aux agences régionales de santé, les ARS, de participer à la mise en oeuvre du pacte de refondation des urgences voulu par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. 754 millions d'euros vont être débloqués sur trois ans. L'ARS d'Auvergne-Rhône-Alpes ignore encore quel montant lui sera accordé. Généralement, pour ce type de crédits nationaux, la Région dispose d'une dotation autour de 10%.

2 millions 655 mille passages aux urgences de la région l'an dernier

Le nombre de passages aux urgences d'Auvergne-Rhône-Alpes est en augmentation, comme dans le reste du territoire : 2 563 000 personnes reçues en 2017, déjà 40 000 de plus qu'en 2016, et 92 000 supplémentaires en 2018. Selon l'ARS, 90% de ces patients ressortent des urgences après une consultation ou une consultation complétée par des examens radiologiques ou biologiques. Des chiffres que le gouvernement et l'ARS souhaitent voir diminuer.

Des expérimentations locales à généraliser ou développer

Parmi les pistes et pour mettre en oeuvre les différents axes de travail du plan, le docteur Jean-Yves Grall, le directeur général de l'ARS estime pouvoir s'appuyer sur des expérimentations locales, ici et là dans la région, notamment pour pouvoir assurer une meilleure orientation aux patients, en amont des urgences. C'est-à-dire envoyer auprès du professionnel de santé compétent la patientèle, avant que celle-ci ne se rende aux urgences si elle n'a pas forcément besoin d'y aller. Parmi ces expérimentations et initiatives que l'ARS souhaite développer sur tout son territoire : 

  • La présence d'un médecin généraliste, volontaire, aux portes des urgences pour réorienter les patients vers des médecins libéraux, avec un rendez-vous immédiat. A Annemasse, en Haute-Savoie, cette expérimentation depuis 10 mois a permis d'éviter l'entrée aux urgences de près de 600 personnes (d'accord sur le principe), qui n'avaient pas la nécessité absolue de s'y rendre selon l'ARS.
  • La formation des professionnels des EHPAD (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) par des urgentistes aux premiers gestes et comportements à adopter en cas de problème, plutôt qu'un recours systématique aux urgences. Au centre hospitalier de Vienne en Isère, ce dispositif a permis de baisser de 27% le nombre de personnes âgées dépendantes admises aux urgences.
  • Le développement de la télémédecine, pour établir un lien rapide entre le SAMU et les EHPAD, comme cela est entrain de se mettre en place dans une dizaine d'établissements ardéchois.
  • Le recours aux infirmières de nuits en EHPAD, mutualisées entre différents établissements, comme au centre hospitalier de Roanne dans la Loire.
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