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Santé – Sciences

Plan hôpital : après les annonces du gouvernement, "le compte n'y est pas" estiment les syndicats en Berry

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Par , France Bleu Berry

Rallonge du budget, reprise partielle de la dette, création de nouvelles primes : les annonces d'Edouard Philippe pour tenter d'éteindre la crise qui frappe les hôpitaux ne satisfont pas les syndicats en Berry qui dénoncent des "demies mesures".

Manifestation des professions de sante a Paris
Manifestation des professions de sante a Paris © Maxppp - Michael Bunel

Châteauroux, France

Le gouvernement tente de trouver une issue à la crise qui frappe le secteur hospitalier. Un plan d'urgence a été présenté mercredi par le premier ministre. Edouard Philippe a notamment annoncé le déblocage de 1,5 milliard d'euros sur trois ans pour le budget des hôpitaux, dont 300 millions en 2020. A retenir également, la reprise partielle de la dette du secteur qui avoisine les 30 milliards d'euros. L'État va en reprendre un tiers sur trois ans, soit 10 milliards, afin d'aider à "restaurer l'équilibre financier des établissements".  Enfin, concernant le pouvoir d'achat, le premier ministre annonce la mise en place d'une prime annuelle d'environ 300 euros, qui pourrait concerner jusqu'à 600 000 professionnels dans tout le pays. 

Ce qu'il faut c'est une augmentation de salaires de 300 euros net pour tous les personnels hospitaliers" 

Une dernière mesure qui ne convainc pas ici en Berry. Pour Pascal Brion, le secrétaire général du syndicat Sud-Santé de l'hôpital de Châteauroux, "le compte n'y est pas". "Ce qu'il faut c'est une augmentation de salaires de 300 euros net pour tous les personnels hospitaliers" dit-il en dénonçant une perte de pouvoir d'achat continue "depuis au moins 10 ans". Si Pascal Brion n'est pas "surpris" par ces annonces, il prévient le gouvernement : "Si il pense qu'il va éteindre les incendies dans les hôpitaux, dans les maisons de retraites, et dans toute la fonction publique, il se trompe !" Et au secrétaire général du syndicat Sud-Santé de l'hôpital de Châteauroux d'inviter "vivement" l'ensemble des personnels à "de nouveau se mobiliser". "On va droit dans le mur" s'alarme-t-il. "On le dit depuis 20 ou 30 ans et ce n'est pas avec ces demies mesures que la grogne sociale dans les hôpitaux et également dans notre société vas s'arrêter". 

"pas suffisant du tout"

Et le ton est le même dans le Cher, Armelle Paris est la secrétaire générale CGT de l'hôpital de Bourges. "Ce n'est pas suffisant du tout" explique-t-elle en évoquant la mise en place d'une prime annuelle. "Les primes font bien parties du salaire mais à la retraite elles ne sont pas comptées donc cela ne répond pas à l’augmentation des salaires que l'on demandait". Pour Armelle Paris la mobilisation dans les hôpitaux publics va se poursuivre : "Il ne faut pas baisser les bras, il faut continuer jusqu'à temps que le personnel soignant ait ce qu'il veut." Une nouvelle journée de mobilisation des personnels hospitaliers est prévue le 30 novembre prochain à l'appel de plusieurs organisations syndicales.

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