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Santé – Sciences

Fin du numerus clausus, "assistant médical", hôpital : les grandes lignes du plan santé

lundi 17 septembre 2018 à 18:27 - Mis à jour le mardi 18 septembre 2018 à 7:08 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Emmanuel Macron doit dévoiler mardi son plan pour remettre sur pied le système de santé français et l'hôpital public. Une réforme très attendue par les professionnels du secteur qui se disent à bout de souffle.

Emmanuel Macron, accompagné d'Agnès Buzyn, à l'Institut Curie à Paris en mars 2018.
Emmanuel Macron, accompagné d'Agnès Buzyn, à l'Institut Curie à Paris en mars 2018. © AFP - BENOIT TESSIER / POOL

Après le plan pauvreté, l'exécutif doit dévoiler ce mardi une "réforme globale" du système de santé.

Réforme des études, nouveau mode de financement pour les hôpitaux, assistants médicaux pour soulager les généralistes : France Bleu fait le point sur les annonce attendues.

Révision de la carte hospitalière

"Il n'y aura pas de fermeture d'hôpital" a promis Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. Toutefois a-t-elle déjà précisé, il est "possible qu'un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus". 

Concrètement le gouvernement souhaite poursuivre les regroupements entre établissements voisins. Et selon Les Echos, Emmanuel Macron devrait annoncer "la création d'un réseau d'établissements hospitaliers de proximité ouverts aux professionnels de santé de ville". Toujours selon le quotidien économique, personnel hospitalier et médecins libéraux se côtoieront dans ces structures dans lesquelles seront pratiquées des opérations de jour, des radios, des prises de sang, etc. 

Le mode de financement des hôpitaux doit aussi être revu pour favoriser la qualité des soins plutôt que leur quantité. Les établissements publics ont en effet enregistré l'an dernier un déficit historique de 890 millions d'euros. De nouveaux critères se substitueront à la tarification à l'activité (T2A), accusée de pousser à la "course aux volumes" et d'encourager les actes "inutiles" précise l'AFP. Pour certaines maladies chroniques comme le cancer ou le diabète, des "parcours de soins" vont être définis, avec des rémunérations forfaitaires à partager entre établissements de santé et médecins libéraux.

Création d'un nouveau métier : "l'assistant médical"

Autre annonce attendue : la création d'un nouveau métier, "l’assistant médical" dont la vocation sera de soulager les médecins libéraux de certaines tâches afin qu'ils puissent mieux se consacrer aux patients durant les consultations. L’Etat veut en recruter 4.000 dès 2019 a confirmé l'Elysée lundi soir. Concrètement, cet assistant pourrait se charger de l'administratif, gérer les télétransmissions en fin de consultation par exemple ou réorienter un patient vers un autre spécialiste au besoin.

Pour permettre aux médecins volontaires de rémunérer ces assistants, l'Etat est prêt à débloquer une enveloppe de 4.600 euros maximum par médecin dès l'an prochain. En contrepartie, ces derniers devront s’engager à soigner un nombre plus important de patients.

Des mesures pour la psychiatrie

Invité de France Inter le 14 septembre, Agnès Buzyn a indiqué que la réforme inclurait "évidemment des mesures pour la psychiatrie", qui "traverse une grosse crise". Cette spécialité médicale doit "se rapprocher des soins courants" a précisé la ministre de la Santé qui plaide pour "une psychiatrie inclusive intégrée au système de santé".

Psychiatres et infirmiers dénoncent, depuis plusieurs mois, un manque criant d'effectifs, de lits et de temps. En juin et en juillet, des salariés des hôpitaux psychiatriques de Rouen et du Havre ont même mené des grèves de la faim pour obtenir plusieurs dizaines de créations de postes.

La fin du numerus clausus 

La présence de la ministre de l’Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, aux côtés de la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour détailler à la presse ce plan santé, augure de nouvelles annonces sur la formation et les études.

En juillet déjà, le gouvernement a acté la refonte des épreuves classantes pour les futurs internes en médecine. L'exécutif veut aussi en finir avec le numerus clausus et le concours de fin de première année en médecine tel qu'il existe actuellement dès la rentrée 2020 a confirmé Agnès Buzyn lundi soir. Les étudiants passeront, comme partout ailleurs, des partiels, qui leur permettraient d'accéder à la deuxième année. Une initiative fraîchement accueillie en Touraine ou dans l'Yonne, mais plutôt bien vue par les médecins libéraux de Mayenne.

5 milliards d'euros pour le virage numérique

Un autre "chantier" sera consacré au "virage numérique" du système de santé, doté d'une enveloppe de 5 milliards d'euros dans le cadre du Grand plan d'investissement dévoilé il y a près d'un an. 

Depuis le 15 septembre, vous pouvez par exemple, consulter votre médecin à distance, via internet et être remboursé par la Sécu. Pour lutter contre les déserts médicaux le gouvernement veut en effet développer la télémédecine, ainsi que le dossier médical partagé (DMP), qui permettra bientôt à chaque Français d'accéder à son carnet de santé en ligne.

400 millions d'euros supplémentaires en 2019 pour financer ces mesures 

Pour financer ce plan santé, les dépenses de santé augmenteront d'environ 400 millions d'euros en 2019 a appris l'AFP lundi.

Le gouvernement qui visait à l’origine une hausse des dépenses de 2,3% par an (soit environ 4,5 milliards d'euros) a finalement décidé de relever l'Objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam), qui sert à les ralentir, à 2,5%. En cumulé, c'est "1,6 milliard d'euros" qui sont "garantis" pour "accompagner la réforme" sur les quatre prochaines années selon l'AFP.

En outre, certaines mesures, comme la refonte des études de santé, pourraient nécessiter le vote d'une loi spécifique, qui compléterait une agenda social déjà surchargé.

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