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Santé - Sciences

Plan santé : "Un saupoudrage de mesurettes" pour le neurochirurgien bisontin Laurent Thinès

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Par , France Bleu Besançon

Plus d'un millier de médecins démissionnent de leurs fonctions administratives dans l'hôpital public. Dans une lettre adressée ce mardi à la ministre de la Santé Agnès Buzyn, ils dénoncent l'insuffisance du plan d'urgence dévoilé en novembre.

Très engagé également contre les LBD (lanceurs de balles de défense) le professeur Laurent Thinès défilait encore dimanche dernier à Montpellier.
Très engagé également contre les LBD (lanceurs de balles de défense) le professeur Laurent Thinès défilait encore dimanche dernier à Montpellier. © Radio France - Anne Fauvarque

Besançon, France

C'est du jamais vu dans l'hôpital public. Un millier de médecins des hopitaux publics signent un appel à la démission collective de leurs fonctions administratives. Parmi eux plusieurs médecins franc-comtois dont le professeur Laurent Thinès, neurochirurgien au CHU de Besançon. Il était notre invité ce mercredi matin.

  • Pourquoi démissionner de vos fonctions administratives ?

"On ne veut plus cautionner un système sanitaire qui ne prend pas en compte la gravité de la situation en France. Pour la médecine de ville avec beaucoup de médecins qui vont partir en retraite et qui ne seront pas remplacés et dans l'hôpital public où on nous propose un saupoudrage de mesurettes. 1,5 milliard sur trois ans c'est 500 millions par an qui vont débuter seulement en 2021. Et sur cette somme on nous a déjà pris 100 millions pour les EHPAD, 300 pour une ligne téléphonique pour que les gens n'aillent plus aux urgences et on nous demande encore 800 millions d'économies pour 2020."

  • Quelles conséquences de ces démissions pour l'hôpital ?

"On ne va plus aux réunions administratives ou de blocs opératoires tout ce qui fait que l'hôpital fonctionne bien. Entre les questions de matériel, le personnel, les contentieux, les secrétariats, les gardes, toutes ces tâches, c'était chaque jour une à deux heures de travail. Plus personne ne va s'occuper de la partie administrative, _le service sera laissé à lui-même_. C'est vraiment triste d'en arriver là."

Laurent Thinès : "Le système va s'effondrer comme un château de cartes"

  • Est-ce que Besançon est aussi mal loti que d'autres hôpitaux à Paris, ou ailleurs en France ?

"La situation de Besançon n'est pas comparable. Aux Hôpitaux de Paris, la situation est vraiment catastrophique le système va s'effondrer comme un château de cartes. Maintenant nous on ressent des difficultés au quotidien, de personnel notamment, ou pour pouvoir gérer les urgences. On manque de lits et on ne peut pas accueillir les patients comme on le devrait, ni les opérer dans des délais raisonnables quand ce sont des urgences non vitales. On souffre au quotidien de ces difficultés dans les conditions de travail."

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