Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Plan de refondation des urgences : les premières mesures pour l'Auvergne

-
Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Après les annonces d'Agnès Buzyn ce lundi, l'ARS (Agence Régionale de Santé) a dévoilé le premières mesures du pacte de refondation des urgences pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Avec l'objectif, très difficile à atteindre, de désengorger les urgences.

En Auvergne - Rhône-Alpes, on enregistre 40.000 passages de plus chaque année aux urgences, l'équivalent de ce que traitent les urgences du CH de Moulins
En Auvergne - Rhône-Alpes, on enregistre 40.000 passages de plus chaque année aux urgences, l'équivalent de ce que traitent les urgences du CH de Moulins © Radio France - Juliette Michenau

Auvergne, France

L'augmentation est continue. En 2017, il y a eu un peu plus de 2,5 millions de passages dans les 83 services d'urgence de la région Auvergne - Rhône-Alpes. Cela représente 40.000 passages de plus en un an, l'équivalent de ce que traite un service comme celui de l'hôpital de Moulins. En 2018, l'augmentation était de 92.000 passages supplémentaires. C'est pour cela que l'objectif principal du plan d'Agnès Buzyn est de limiter au maximum le recours aux urgences.

Pour le moment, les détails de la déclinaison de ce plan au niveau local restent encore assez minces. A commencer par les finances, il est trop tôt pour connaître quelle part des 754 millions d'€uros en trois ans que prévoit ce plan sera réservée à la région. Mais il y a tout de même quelques pistes, souvent des expériences locales qui devraient être étendues.

La mise en place de CPTS

La principale mesure est la création d'un "Service d'Accès aux Soins". Derrière ce qualificatif se cachent les CPTS, les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé. Deux viennent d'être mises en place en Auvergne, à Mauriac (56 professionnels) et dans les Combrailles (37 professionnels dont 10 médecins). Deux autres sont en cours de création, dans le sud de l'Allier et au Puy. 

Si par exemple votre médecin ne peut pas vous prendre, un numéro d'appel unique (comme le 15) doit être capable de vous orienter pour trouver une solution à proximité, plutôt que de prendre le chemin des urgences. Cela suppose que les professionnels de santé soient volontaires, mettent en commun leurs agendas et libèrent, à tour de rôle, des créneaux horaires pour des rendez-vous pris au dernier moment par l'intermédiaire de ce dispositif. 

La grève se poursuit dans les services d'urgence

Autre exemple qui devrait être mis en place rapidement, la formation d'infirmières qui travaillent dans les Ehpad par des urgentistes. Elles pourraient être d'astreinte (éventuellement pour plusieurs établissements à la fois) et en mesure d'intervenir pour déterminer si la pathologie nécessite ou pas d'aller aux urgences. Une première expérimentation dans la région de Vienne, en Isère, a permis de diminuer de 27% le nombre d'admissions de personnes âgées aux urgences.

D'autres mesures (12 au total) sont également prévues, avec pour objectif d'avoir désengorgé les urgences en 2022. Un objectif très ambitieux pour un plan qui ne convainc pas vraiment les professionnels qui travaillent dans les services d'urgences. Ils dénoncent l'absence de création de postes et de lits supplémentaires, leur principale demande depuis le début de la grève. La prime de 100 € net versée depuis le mois de juillet n'y change rien. Elle concerne tous ceux qui travaillent, ou interviennent principalement, aux urgences. Au CHU de Clermont, cela concerne 245 personnes. 

Choix de la station

France Bleu