Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

De plus en plus d'aides-soignants formés à Picauville en septembre prochain

-
Par , France Bleu Cotentin

L'Institut de formation d'aide-soignant du Bon Sauveur à Picauville a organisé une journée portes ouvertes ce samedi. En septembre, il accueillera 52 nouveaux étudiants, soit dix de plus qu'un an plus tôt. Car les besoins sont énormes, dans le contexte de crise sanitaire notamment.

Le Bon Sauveur à Picauville dispose d'un institut de formation d'aide-soignant depuis 2006
Le Bon Sauveur à Picauville dispose d'un institut de formation d'aide-soignant depuis 2006 - Google street view

Le secteur de la santé multiplie les offres d'emplois en Normandie. Selon une étude réalisée par Pôle emploi, le métier d'aide-soignant arrive dans le top 3 des propositions. Un chiffre à regarder dans le contexte de crise sanitaire que nous connaissons depuis mars 2020. Il existe 28 instituts de formation d'aides-soignants (Ifas) en Normandie, dont cinq dans la Manche. Parmi eux, celui du Bon Sauveur à Picauville, fondé en 2006. 

Demande croissante

L'établissement a organisé une journée portes ouvertes ce samedi. L'occasion de rencontrer des anciens élèves qui ont terminé leur formation. A l'image de Lucie, 30 ans, originaire du Ham. Elle est agent des services hospitaliers (ASH) depuis 2009. Les métiers de la santé, c'est un peu une tradition dans la famille. "On est plusieurs sœurs, toutes dans le milieu médical", explique la jeune femme. 

La formation est ouverte à partir de 17 ans. A la rentrée de septembre 2021, l'Ifas va accueillir 52 étudiants : c'est dix de plus de que l'année précédente. Emilie espère en faire partie. A 38 ans, cette coiffeuse est en reconversion professionnelle. "Avec les confinements, j'ai eu du temps pour réfléchir, faire un bilan de compétences. J'avais un peu l'impression d'avoir fait le tour de mon travail. L'échange et le relationnel sont très présents aussi dans notre domaine", souligne la Cherbourgeoise, qui veut découvrir un métier "très enrichissant". 

Il y a une demande qui est croissante. L'augmentation de nos effectifs découle du Ségur de la Santé. Au regard de la crise sanitaire que nous traversons, on a constaté qu'on a de gros déficits en personnel qualifié dans les structures - Christophe Savary, directeur de l'Ifas de Picauville

100% d'embauche

La formation dure dix mois, soit 44 semaines au total : 22 semaines de cours théoriques (accompagnement et soins dans les activités de la vie quotidienne, évaluation de l'état clinique, communication avec l'entourage d'un patient et avec ses pairs, hygiène, etc.) et les 22 autres de stages dans des hôpitaux et des Ehpad (trois stages de cinq semaines et un stage de sept semaines). "Nous sommes sollicités régulièrement par des établissements en manque de personnel, et qui sont en grande difficulté actuellement", précise Christophe Savary, directeur de l'Ifas de Picauville. 

Le salaire moyen brut d'un aide-soignant en début de carrière avoisine le Smic. La totalité des étudiants trouve un emploi à la sortie de la formation. "Pour certains élèves, on leur propose une embauche au cours de leur stage, dès le milieu de l'année. Certains mêmes signent leur CDI dès leur sortie d'étude", note Amélie Blandin, infirmière enseignante. 

Les candidats ont jusqu'au 4 juin pour envoyer leur dossier de candidature. Une nouvelle journée portes ouvertes est prévue le 29 mai. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess